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 Crois-sens - 1e partieFri 30 Nov 2007
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La question me tarabuste, en processus sous-jacent, en composante sourde, depuis des années. Et là, dans ma tête, elle éclate (pour un tout autre sujet) : elle se révèle en même temps que sa réponse. Ou plutôt c'est la réponse qui me vient comme ça, accolée à ce qui l'a générée en amont, travaillée au corps pendant longtemps : réponse et question me viennent simultanément, comme les deux faces d'une même pièce. (Il s'agit, je le comprends, d'un système [1].)

Alors je vous livre ça. Comment se fait-il que la motivation repose autant sur les renforcements positifs, le meilleur exemple étant celui des strokes à haut potentiel du Manager-minute, je veux parler des félicitations-minute [2] ? Comment se fait-il que les félicitations mettent autant (ou aussi durablement) l'autre en mouvement (motivation) ?

Réponse : féliciter revient à révéler la foi qu'on a en quelqu'un [3]. Ce quelqu'un a une place dans le monde [4], sa réussite et lui-même sont désirés. Le féliciter c'est le conforter dans la vision bienveillante qu'on a de lui. C'est comme dire : Tu manifestes ce que tu as de meilleur et qui dormait en germe, je le savais.

Cette foi en l'autre (confiance fidèle, même racine), c'est une donnée d'amour.

C'est du moins comme ça que le cerveau de votre interlocuteur l'interprète. La félicitation est un encouragement. On encourage toujours celui en qui on a confiance, celui qui est prometteur et déjà sur la voie : l'encourager c'est simplement l'aider à accomplir son destin personnel. C'est aider un destin que l'on sait - par les yeux de la bienveillance (ou en cas de talent manifeste) - éminemment positif.

Un chef qui félicite envoie des signaux positifs, indispensables à la croissance et à la prise progressive d'autonomie.

Chaque félicitation sincère [5], et même rapide, est un boost absolu. Un fortifiant naturel.
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[1] Cf. systèmes.

[2] Nécessairement individualisées, j'ajoute profilées.

[3] Cf. Caïn et cette incroyable dynamique de la considération. Mais il y a une nuance : la foi se situe a priori (c'est un pari, comme tel un risque). La considération ? Elle vient tout de suite après ; elle se renforce, en outre, au gré des signes encourageants. La foi participe seulement... de la foi. Quels que soient les signes. C'est un amour inconditionnel, parfaitement compatible (heureusement) avec le discernement. Pour autant, c'est un engagement, que la route monte ou descende, que la Fortune manifeste ou non ses humeurs (relire les stoïciens ou les chrétiens de l'Église primitive).

[4] Une chaise, tellement réconfortante.

[5] Pour Confucius, être sincère est la seule condition de l'offre à autrui - regardez.

[ Relire Kenneth Blanchard | féliciter, c'est dire Je crois en toi et aussi Je t'ai toujours cru capable, si je prends le temps de te le faire remarquer, et m'arrête là-dessus, c'est que tu en vaux intrinsèquement la peine, je le sais | féliciter, c'est investir en l'autre | l'Autre, si bien approché par Emmanuel Lévinas (éthique du visage) ]


 Productivité personnelle - 15e partieThu 29 Nov 2007
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[ < 14e partie | théma Temps | théma Outils atomiques ] AddThis Social Bookmark Button [ Catégorie Coaching | permalien, mots-clés et commentaires | 16e partie > ]

« Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt »
(précepte ô combien pratiqué par mon ancien beau-père -
quand j'étais petit, lui et moi jouions aux échecs le matin)

Exceptionnellement, ce billet est (c) - Merci

Intéressant. Les techniques ? Moui, des classiques. Ce sont surtout les témoignages qui éclairent et frappent : je vous invite à consulter le Management n°148 de décembre 2007. Il traite de la gestion du temps.

Il y a l'étonnant vécu de l'historien Max Gallo (3 ou 4 sorties de livres par an, voyez la puissance de travail). Le récent académicien opte pour une vie monacale, faite de discipline et de hauts niveaux de production (besogne intense) : coucher vers 22 h, lever entre 3 et 4 h du matin. Résultat ? Une nuit de 6 h, une sieste courte pour récupérer la fraîcheur nerveuse et encore et surtout ce que j'appelle de gros tunnels (par exemple blocs de 4 ou 5 h), essentiellement le matin. Le tunnel, c'est le must de la production personnelle. Saluée par le grand David Allen (cf. GTD), la grande plage de temps continue est - je le répète - l'idéal du travail : vous êtes tranquille et concentré, c'est rare et précieux. Chaque effort se coulant dans un ensemble, tout conduit à son corrolaire, vous êtes « dedans ».

Concentration zen, feeling de maîtrise, impression - justifiée - d'avoir du temps à soi (tellement rassurant pour les Travaillomanes de la galaxie PCM).

Une tâche vigoureuse, menée d'un bloc (enfants encore au lit, téléphones coupés, sentiment de possession de la journée), bref tout ça procure une pénétration intellectuelle absolument unique. Le top absolu étant d'inclure le pic 9 h 30-10 h, chronobiologiquement porteur (performance nerveuse).

Depuis deux jours, j'ai considérablement avancé mon réveil. Je me couche entre 21 h et 22 h, ainsi ai-je mon tunnel du matin, à compter de 5 h. J'ai l'impression de dédoubler ma journée de travail, c'est mécanique. Un grand tunnel par jour, c'est la garantie de tout boucler. Une fois les cailloux posés, je recommande 4 ou 5 tunnels par semaine.

L'après-midi ? La journée me sert ensuite à me former, à relancer, à engranger d'autres projets. L'urgent-important, c'est le matin (ou alors l'important à forte composante de concentration), à la suite de quoi je fais l'important structurateur (à faire, méthodes, modèles, relations). Tout est là-dedans.

Autre élément : le 80 % de Flemming Funch. Je termine tout dès que c'est bon aux trois quarts. Bon, et pas parfait. Ce qui est parfait apporte peu : tout au plus les félicitations des experts (ou la très coûteuse volupté perfectionniste). Alors, ce qui est bon ? C'est ce qui satisfait les autres (majoritaires, en demande, en prise directe avec votre sujet), c'est ce qui satisfait également soi, et la montre. Sitôt terminée, la tâche en amène une autre. Apprendre à terminer, apprendre à enchaîner, apprendre à jouir de ce qui est accompli et non maîtrisé.

Un sport.

D'ailleurs, je vous aide pour ça : uniquement sur cette question du temps, j'ai en ce moment un coaché (planning pluriannuel, point hebdo ciblé, encouragements personnalisés). Aidez-moi vous aussi en retour, si vous le souhaitez (c'est avec plaisir). Les condoléances et marques d'estime de tous ces jours-ci sont des délicatesses que j'ai appréciées. Les strokes sont un fin caviar.

L'homme est un tout pour l'homme - Au plaisir !

[ GTD, modèle opérant | le Travaillomane, peut-être le plus bernéen des profils de Kahler | les cailloux, un modèle de Steve Covey | vouloir achever, c'est un appétit de l'Animus | je m'en souviens, pour mon grand-père, la sieste était une arme pour maintenir son incroyable puissance d'implication | on dit que Napoléon dormait 4 heures par nuit | un tunnel, c'est un réservoir à productivité : beaucoup de travail en seulement quelques heures solidaires et pleines | motiver - surtout en coaching de productivité, c'est amorcer, personnaliser, ajuster, renouveler, assurer les renforcements positifs (cf., pour le management, Kenneth Blanchard et son Manager-minute) - les renforcements positifs sont des architectures émotionnelles internes (des bétonnages) qui rendent confiant donc petit à petit adulte, impliqué, autonome | finir son travail et/ou utiliser plus ou moins d'énergie pour ça est un renforcement positif, que l'on soit intra ou extramotivé (appuis motivationnels en soi ou auprès de l'environnement, essentiellement humain) ]  Read More