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 Vrac de fin d'hiver - 19e partieSun 28 Feb 2010
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Le soleil revient


J'en vois deux. En ce moment, travail oblige, deux billets d'Absara.com me parlent. Je retourne à leurs idées, qui me sont utiles. Il y a GTE, avatar prêt à manger de Getting things done, et puis aussi les Démotivasinges. GTE, c'est ma cuisine mentale : c'est le restaurant imaginaire où je priorise... mes idées. Mes actions aussi (quand mon contexte le permet). Et Démotivasinges, c'est Dispersion, Faux-bond, Montée en charge et Sécheresse. En clair les périodes, les points de vigilance (stratégique et humaine) que j'anticipe pour les start-ups.

Alors quoi ?

Alors beaucoup. Beaucoup de choses sur le plan professionnel, forcément. Je travaille à présent au cœur de l'Europe, ce que l'auteure d'Histoire de Budapest appelle (pour réactivation) la Mitteleuropa. C'est pour moi un centre de vie. Un lieu qui pulse. Un pulsar balkano-danubien. Un volcan frais. Un... Waw! (cf. théma). Et là, tiens c'est marrant, un opérateur immobilier, spécialisé dans la négociation et le ré-aménagement d'immeubles professionnels, en clair S. (un Français), me montre à l'instant (ah, il s'en va) un truc propre à Budapest. Un plan. Plan de ré-aménagement d'un ensemble classé. Une rencontre entre la tradition féconde (bâtiment traditionnel) et la modernité... qui l'est tout autant. Féconde, ouverte et riche.

J'aime la France (évidemment). J'aime sa langue et sa culture. J'aime aussi le projet européen français, cette extraversion génétique. Tout ça je l'aime. Et en même temps j'aime le côté juvénile et ancien de Budapest. Vous savez ? Qui fait des remous. L'Europe des trente prochaines années, je la situe ici. Pourquoi ? Pourquoi pas.

Bien.

Qu'est-ce qui m'amène dans ce billet ? Deux choses encore. L'International church of Budapest (ICB - minisite direct et intelligent, bravo à Onestudio). Oui. L'ICB et son culte, là, ce matin. J'y vais, moyen convaincu, moyen ouvert. C'est loin de tout, à Óbuda. Et j'en tire de la paix, de ce culte. L'église a un positionnement particulier : fidéliser les résidents et, en même temps, accueillir les Budapestois de passage. Comme moi. En version anglophone. Et alors ? Après des semaines de doutes, de tristesse et de stress, je comprends une chose. C'est la vie spirituelle (quand elle est bonne) qui mène tout. S'ensuit la confiance. Donc la réussite, celle à long terme. Celle qui consiste à vivre en vrai, façon Jean 10:10.

J'ai pleuré un bon tiers du culte, tiens.

(Soulagement.)

Je finis avec le leadership, histoire de boucler sur quelque chose de pro. (Avant ça, j'ajoute que la vraie Budapest m'est revenue : merci aux nombreux euro-, franco-, anthropophiles d'ici, je ferme la parenthèse). Alors, ok : leadership. Dites-moi comment c'est pour vous. Moi, les auteurs sur le leadership, j'en trouve rarement de bons [1]. Alors je me console, et je me récapitule soit les points saillants des modèles qui me semblent efficients. Soit je plonge le sujet dans mon quotidien. Dans ce que je ressens du travail.

Trois catégories me viennent.

Trois catégories de profils (ou de ressentis) du leader. Et peut-être trois architectures de jeux :

| leader économique, c'est celui qui vous envoie des signaux du type : C'est moi qui te paie ou te mets à la porte [2] ;

| leader technique : C'est moi qui t'aide ou t'alourdis les journées ;

| leader socio-émotionnel (psychologique) : C'est moi qui te motive ou te stresse dans ton confort, ton parcours, ton estime de toi.

Voilà de vrais chefs. Bons ou mauvais.

Bonne fin de week-end ;) Be seeing you.

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[1] Voir théma Livres.

[2] Cf. Strokes, naturellement ambivalents.

RotFront, la bande-son possible de mes dernières semaines :

[ Photos, le très beau travail de Gregory Pack ]