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François Dubet
En deux temps. Je les aime comme ça les billets de blog. Vous savez ? Un fil directeur, qui introduit, et puis un cœur de sujet juste après : parfois en phase (dans la droite continuation), parfois différent. Comme une bifurcation. Vient alors une histoire, un rythme - oui - un truc en deux temps. L'un installe et l'autre dit.
C'est vrai que les derniers billets de ce blog ont des accents très perso. Je l'assume. Écrire des billets, c'est ouvrir quelque chose. Une boîte à choses (et c'est open). Une âme, un vécu... Souvent dans l'instant. Aux contributions pro, viennent contraster (compléter ?) des éléments perso : certitudes, doutes, expériences. Des pointillés forts. Ou bien le tiers-élément d'une tresse à trois brins : 1. le pro, 2. le perso dit (ici écrit), 3. le perso secret (le vrai, diffus, induit, invisible - comme un tempérament, comme un nuage humide, personnel, qui nimbe les écrits).
Ouais.
Je reprends un instant cette histoire de propos en deux temps. Puis passe, avec vous, à François Dubet, sociologue français.
Parlons des Simpsons. La série animée. (Hilarante.) L'art de ses nombreux scénaristes, c'est de couper l'épisode en deux temps, deux histoires. Que dire ? Narration bien faite. Et rebondissement central, qui fait une charnière immédiate. Alors vient un rythme, ok. L'histoire se tord, se dynamise, prend une posture. Un souffle.
Direction France culture à présent. (C'est le second point). Et chapeau bas. Dans son rendez-vous du mardi, de 11 h à 12 h, le journaliste Sylvain Bourmeau (blog, émission La Suite dans les idées) reçoit des personnages-piliers en sciences sociales et humaines. Son invité d'aujourd'hui : le sociologue méridional François Dubet, spécialiste de l'exclusion. Sa contribution d'aujourd'hui confirme un rôle, une pensée à part, stimulante. Qu'en dire ? Les grilles de lecture, selon lui, se plongent dans l'idéologie du XXe siècle. L'épreuve des faits dépasse, malmène et désarçonne donc ces anciennes (quoique vivaces) façons de lire le monde, de l'analyser (voir théma Paradigmes). L'idéologie donne une logique interne : une forme. Une limite...
Or, le monde a changé.
Le monde riche (le nôtre, celui du Nord) change à grands pas. Les institutions classiques ont du mal à suivre. Elles sont en crise. Leur côté rassurant, prépondérant, modérateur, répartiteur (en clair central) s'efface. Et le doute arrive. Regardons ça : la pratique religieuse perd du terrain, l'école absorbe mal la détresse culturelle, l'université isole au lieu d'introduire au choc (et aux attentes) du monde du travail, l'entreprise détruit ses propres emplois (elle est cannibale), les travailleurs sociaux peinent à tisser des références, des pratiques, des liens salutaires, les intellectuels lorgnent tantôt vers les idéologies (forcément réductrices, forcément croupies) tantôt vers le succès personnel lénifiant, pauvre et bien-pensant (carrière, reconnaissance, appétit pour les choses évidentes), les familles deviennent de simples noyaux, souvent monoparentaux, parfois marqués de la chute du père (divorce, chômage, mal à se projeter, à être un individu socioprofessionnel tenace, donc porteur d'une image de structuration, de légitimité, de sagesse - recul, enseignement - et d'autorité ; cf. Nom-du-Père - Lacan -, et cf. Animus).
La lose, en clair.
La perte des repères...
Augmentée d'un moteur ferme et à présent général : l'individualisme à tout va. Quand mon tissu va mal, et que son rôle signifiant part en toupie, je m'appuie sur moi-même. Fini le religare : mes liens, qui pourtant me définissent, s'effilochent. L'Autre devient un rien, un point d'interrogation, voire un porteur de microbes.
De sorte, et c'est là que je veux en venir, la déroutinisation s'installe. Ce qui faisait le code du vivre-ensemble perd en substance. Il se vide. Les modes de communication s'individualisent, donc perdent en efficacité générale. Et comme tout s'évanouit, j'échoue. Je doute. Je bataille. Porteur de moi et de moi seul (survie, accrochage délibéré). Moi seul avec - ou contre - le monde, c'est une croisade perdue.
L'Autre devient un moyen ou, pire, un obstacle. Il n'est plus lui.
Et moi sans lui, je deviens une soustraction. Une peine à être.
Dubet parle du sentiment d'échec. C'est le signal qu'un processus s'arrête. Au lieu d'attribuer à ce tissu de crise mes ralentissements, mes tentatives, mes arrêts dans le milieu (voir Attribution), je crois que l'échec est mon résultat. Ma chose. Mon fruit. Si le reste est maigre, c'est que moi je suis (et je me le dois) être fort. C'est-à-dire opérant. Mais comme c'est sociologiquement infondé, je me heurte à moi. Je crois que tout est de mon fait.
Je déprime. Et perds plus encore le lien avec autrui.
Que dire ? C'est intelligent, c'est réaliste. Je range Dubet parmi les pragmatiques.
Revenons-en à la déroutinisation, qu'il faut rattacher aux thémas Rituels et Besoins de structurer (de maîtriser) le cours du temps. J'en termine ici. Pour communiquer (trouver ce que les autres et moi avons en commun : attentes, envies, projets), je dois passer par des rituels. Des routines. Des garanties. Des clés. Ces processus amènent la paix sociale : si je sais comment pacifier un rapport (les rituels rassurent et montrent que l'on a le même référentiel que l'interlocuteur), eh bien si je possède ça, je me débrouille. Je sais rassurer l'autre et rentrer dans un lien. Il me reconnaît comme un pair.
Si mon trousseau comportemental est vide de clés - ou pire, doté d'une abondance de cultures différentes, segmentées, morcelées, microscopiques (pontillistes, pour paraphraser Dubet), autant dire spécifiques et individualistes -, je me perds. Je perds en lien. Je perds en assurance. Je me perds moi. Je m'éparpille. Et prends des coups (rejet, éviction).
Je m'attribue l'échec. En ligne de mire ? La violence : faite à moi-même, faite aux autres.
J'en finis : je veux rappeler combien, dans sa sagesse, le docteur Berne soulignait l'intérêt d'être superficiel. D'avoir les codes. C'est une dynamique sociale, tournée vers autrui, futile et utile. Constructive, en clair. Naturelle.
L'individualisme est une impasse. La peur de souffrir (maîtrise et prudence excessives) ? Un beau leurre. Le risque : une nécessité, consubstantielle à la vie.
Car il faut bien vivre. (Bon sang.) Et vivre, ça se fait ensemble.
Vous êtes ici chez vous : je vous souhaite une excellente semaine.
Be seeing you.
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[ Bande-son de mes dernières semaines : Charlie Winston, beatnik à souhait (The less I have, the more I'm a happy man... - Ouais, et un hobo, c'est un vagabond de la Grande Dépression, années 1930) | hobos, langage visuel ]
Un baby-boomer, un gars de la génération X et un autre de l'Y sont dans un bateau. Tombent-ils à l'eau ?
Ardu de faire travailler, dans une même entreprise (tiraillée entre conservatisme et nécessaire extraversion commerciale), la génération de l'Après-guerre, les fils de Kurt Cobain et les enfants du Net. Diffèrent le rapport à l'idéologie, aux diplômes, à la technologie, au travail en tant qu'effort, à l'autonomie, à la carrière, aux délais (notamment dans la communication).
Les Baby-boomers (nés en 1945-1950) ont vu leurs propres parents s'escrimer, aller à la messe, transmettre des traditions. La réaction : s'en affranchir. L'hédonisme prévaut alors, très surement. Mais peut-être plus encore l'idéologie. Cette génération a pensé que l'engagement collectif pouvait tout changer. L'entreprise, en outre ? Une entité qui fournit une carrière, un fil directeur (sensé ou non), bref une trame. Les choses ont un sens. Le temps se déroule et il suffit de vouloir pour pouvoir. Pfiouu.
La génération d'après (les trentenaires actuels) connait les soubresauts post-modernes, l'inconstance, le divorce des parents. Ses biberons sont des distillateurs de chaos. Et puis le chômage guette et vous pétrit. L'idéologie indiffère au plus haut point, l'individualisme est une règle, traversée ci-et-là d'îlots de convivialité, sélectifs. Le mur de Berlin a vécu, les rencontres interculturelles sont décrétées possibles. Et la technologie ? Une partie normale de la vie, avec l'idée qu'on peut mettre son nez dedans, et bidouiller, intervenir, faire des choses. Les institutions sont loin, l'histoire et la géo sont des calcifications, l'orthographe est une option, la culture se consomme. Et apaise. Tout a changé. Les traditions sont des pièces de musée. Une règle ? Vivre et s'adapter, se faire des amis, aller vite.
Ma génération est créative, terre-à-terre, égalitaire, intuitive et avide de piment. Les voies de salut sont individuelles et se partagent entre amis, une fois vécues de l'intérieur. Tout part de la conviction intime, qui est un moteur, une impulsion, et des choses qui s'amorcent. Faire devient une façon de vivre, un style, une patte. L'identité ? C'est l'action.
La génération Y (qui a maintenant vingt-cinq ans) connait tout ça par coeur. La procrastination ? Complètement. Le voyage ? Une nécessité. Le choc des cultures ? C'est le quotidien. La technologie : un prolongement de soi ; la société de conso, une réalité. Le travail est un moyen de gagner sa vie, point à la ligne. Pour le plaisir, il y a les amis, les conjoints, la culture, les mondes virtuels, l'humour et la distance aux choses, les autres pays.
Comment faire collaborer ce beau monde ? En comprenant que les quinqua-sexas peuvent apporter de la tolérance, de l'acceptation et une sorte de parentalité symbolique aux X (qui tiennent leur qualificatif, entre autres, de l'éclatement de l'identité familiale et institutionnelle en général), les X peuvent apporter de la formation, des conseils et de l'humour aux Y, qui - eux - régénèrent tout ce beau monde au minimum par la technologie, au maximum par les angles mentaux originaux de ce début de XXIe siècle (questionnement de l'utilité des choses, de leur efficacité).
Il y a des articles sur Wikipedia, touchant aux travaux des sociologues William Strauss et Neil Howe. Cette histoire de collaboration intergénérationnelle est déterminante : les entreprises de ces quatre prochaines années s'y confrontent chaque jour.
Réussir là où les familles échouent ? Nan. Mais apporter une paix, un climat de relative constance (la clarté cognitive, le confort socio-émotionnel) c'est un challenge. Et une nécessité.
Mmh, j'adore cette époque, qui est exigeante. Et vous ?
[ Wikipedia | blog Génération Y 2.0 | Doriane Purple, un vrai blog de génération X | conférence virtuelle de Benjamin Chaminade | les jeunes, en recherche d'acceptation (et non de condescendance ou d'angélisme béat), ont vraiment besoin de management situationnel, d'humour et de renforcements positifs à la Blanchard, je le vois avec les cours | bien sûr, ces histoires de générations touchent l'Occident et le Japon ; pour la Chine, le pivot temporel, c'est Tien An Men ou la rétrocession de Hong Kong ; pour l'Afrique sub-saharienne, je l'ignore, vous avez une idée ? ] Read More
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Sociologue Eugène Enriquez - Une presque plongée dans Léviathan
Est-ce que la psychanalyse explique tout de l'entreprise ? Non. Certes met-elle en jeu les tensions - agressives et érotiques - qui se jouent. Pour autant, il faut convoquer la dynamique de groupe pour tout comprendre, je veux dire pour savoir comment les forces s'organisent [1] concrètement. Voire aborder l'anthropologie, étude (entre autres) des territoires, donc des prérogatives de chacun. Autant dire des alliances et des guerres qui en découlent (cf. pouvoir). Je suis en train de me replonger dans le brillantissime René Girard, anthropologue français dont je recommande - pour commencer - la lecture du fraichement paru Les Origines de la culture, dialogue simple et fécond entre universitaires. Que dire ? Oui la violence parcourt les groupes. L'issue : trouver un bouc émissaire, chargé de libérer les tensions et de porter ce lourd héritage humain, ce signe que la concorde (le savoir aimer et travailler de Freud) exige un prix à payer. (Vilaine condition [2] que celle des groupes.) Un décharge-misère ? C'est le rôle du mobilisateur négatif, pour le psychanalyste et consultant Yves Enrègle (cf. Assurancetourix du Village gaulois). Le groupe, c'est tout cela. Et le pire, vous savez ? Ce ne sont pas les tensions de haut niveau, qui ensanglantent des chefs au cuir déjà épais. Ce sont les bassesses des échelons intermédiaires. Là, la guerre se fait à l'arme blanche : les places du 'mieux'- par opposition à 'cette base fangeuse d'où l'on vient et qui nous fait horreur' - sont peut-être les plus chères. Gare aux petits chefs, les leaders spontanés - autocrates en puissance - mal cadrés donc en chasse permanente. Un jeu de massacre, accentué par l'incertitude à pouvoir conserver sa place (voir les chaises de chacun, chères au psychiatre toulousain Patrick Çabal).
Mais le trophée de la violence revient d'emblée aux choses larvées, qui frappent en silence, qui minent. Vous savez, les pesanteurs internes, les boulets, les croix inter et auto-imposées. Dans un entretien d'avril 1991, donné à Sciences humaines, le sociologue et expert en psychanalyse des organisations Eugène Enriquez dresse un lucide bilan du fait humain en entreprise :
Sciences humaines : - Pourriez-vous donner un exemple de ce que signifie une analyse de groupe ou d'organisation ?
Eugène Enriquez : - Dans certaines organisations, on observe des gens qui se comportent comme des morts vivants. Ils préfèrent, malgré tous les dysfonctionnements qui assaillent l'organisation, se cacher la réalité et refuser d'affronter les difficultés. On peut voir des organisations qui préfèrent, parce que cela les rassure [3], maintenir une répétition mortifère [4] de ce qui se fait plutôt que d'envisager autre chose (par peur que tout ne s'écroule). Il y a aussi des organisations qui développent un stress professionnel tendant à briser, à casser les individus.
>> A l'inverse, on observe des institutions où prévaut le consensus, où l'on refuse le conflit et donc le dévoilement de certains problèmes par peur de briser l'harmonie interne. Il y aura donc refoulement de la parole libre, refoulement de l'agressivité...
Fig. 1 - Eugène Enriquez
SH : - En matière de management participatif [cf. les différents styles, plus ou moins opportuns - part. 1, 2 et 3], l'analyste constate-t-il de réelles modifications de pouvoir dans l'entreprise depuis vingt ans ?
EE : - L'idée du management participatif est en réalité une très vieille idée : elle date d'après-guerre [cf. Kurt Lewin]. Elle a mis du temps à s'imposer. En 1956, lorsque je parlais de participation, de consultation, je me suis entendu reprocher de vouloir installer des soviets ! Maintenant, on peut dire qu'il y a des soviets partout ! Ils s'appellent cercles de qualité, groupes d'expression, groupes de projet, groupes ad hoc... Il y a un changement en ce sens que l'on commence à mettre en place des idées proposées par les psychosociologues dès les années 1940. Personnellement, je ne pense pas beaucoup de bien de ces méthodes dans la mesure où la participation est exigée. Michel Crozier avait bien dit dans Le Phénomène bureaucratique que les gens voulaient des compensations à l'investissement en termes d'argent, de prestige [5]. Dans une certaine mesure, il est vrai que la personnalité des cadres ou des ouvriers est plus prise en compte ; ceux-ci se sentent plus valorisés lorsqu'ils ont de nouvelles responsabilités. Mais en même temps, jamais il n'y a eu un tel contrôle sur la pensée et la psyché des individus. Jamais ne s'est autant manifestée la volonté d'emprise de l'organisation sur l'individu. L'organisation tend à prendre l'individu au piège de ses propres désirs.
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[1] Description des interactions par Robert Freed Bales et cartographie socioémotionnelle par Jacob Levy Moreno, par exemple.
[2] L'égrégore, archétype du groupe en tant que structure énergétique aboutie, vérouillée, pourrait influencer les mentalités individuelles. Bien souvent pour le pire (ex. : figures mystiques collectives qui engluent les parties-prenantes du Premier Conflit mondial - cf. Gustave Le Bon).
[5] Voir, en complément, la notion de valence. Chacun donne à un phénomène donné une valeur de motivation qui est subjective.
[ Autres gourous | psychanalyse d'entreprise | management et cartographie des enjeux éthiques, outils d'équité, de volontarisme et de liberté | Qualiconsult présente Michel Crozier | Eugème Enriquez, membre du Laboratoire de changement social, adossé à Paris VII | Enriquez, synthèse d'ouvrage par le Groupe de recherche en médiation des savoirs | revue Changement social | Girard et Enriquez, même combat ? | Dynamique de groupe, article interactif du grand Didier Anzieu ; Systémique, article de l'incontournable Jean-Louis Le Moigne - excellentes ressources du site de psychiatrie et de pathologies sociales ACpsy | dynamique de groupe, fondements | manifestations de l'homéostasie selon le pédagogue André de Peretti (site exhaustif) | Freud et la dynamique de groupe, article essentiel de Claude Pigott | Thomas Hobbes) et le cauchemar de Léviathan - introduction à l'anthropologie politique (pdf) | Hobbe's resources ]
Le sociologue et philosophe Emile Durkheim (1858-1917) est un héritier direct du positivisme prévalant au XIXe siècle, qui pense le bonheur comme une notion post-religieuse : un progrès de la connaissance scientifique, rationnelle, capable d'expliquer le monde.
Ce fils de rabbin, qui s'use les yeux avec une bougie pour établir ses statistiques, attend à peine trente ans pour démontrer, d'abord dans Suicide et natalité, étude de statistique morale, puis neuf ans plus tard dans Le Suicide, essai de sociologie, que l'intimité du sujet (qui se suicide) est traversée de multiples influences sociales.
Fondant sa démarche sur le socle rigoureux de la statistique et de l'observation impartiale, il donne à la sociologie son statut de science.
Surtout, pour la première fois de l'histoire, l'on comprend que ce qu'il y a de plus intérieur (la psyché au sens psychologique) peut être contaminé par des catégories collectives, comme l'appartenance professionnelle ou la religion.
Toutes les sciences humaines s'en souviendront : l'intériorité est perméable aux facteurs sociaux. Durkheim est un pilier.