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Un défi. Voilà ce qu'est la relation, la communication au travail. Un challenge. Et pourquoi ? Parce que les regroupements de gens découlent d'une stratégie d'en haut. C'est difficile, c'est crispé, c'est contraint. Or, l'activité humaine a lieu dans un cadre : le management. Et ce management, il fonctionne ou non. Et d'ailleurs il existe ou pas. Quoi qu'il en soit, le management conditionne l'essentiel du ressenti au travail [1]. Un homme d'Airbus, hier, me confiait sa souffrance. Ce n'importe-quoi d'entreprise, ce mismanagement qui lui fait redouter le pire (le chômage, le divorce, la dépression). La détresse... Terrible et quotidienne.
Alors je veux dire à mes lecteurs qu'il y a un espoir. Cet espoir, c'est d'agir sur soi. À défaut d'agir sur le boss, qui est lui-même la source et la cible de son propre stress, on peut agir sur soi. C'est beaucoup, c'est énorme. Et l'expérience montre que ça marche : l'espoir, c'est de redevenir le maître de soi. Un bienfaiteur pour soi : courageux et actif. Ça commence par le repérage volontariste de ce à quoi on fonctionne, individuellement. Ce qui nous satisfait, nous donne envie de nous lever. Nous met en mouvement (nous motive).
Se connaître permet ainsi de repérer ce qui nous habite. Donc nous stresse quand on en manque (ex. : la reconnaissance du travail). Ou nous remplit d'allant et de sérénité quand on en dispose, dans l'environnement ou bien chez soi (cf. intramotivation). Quand les collègues ou le boss nous les destinent, bien sûr. Et aussi quand on le devine au cœur de notre vécu.
Mais rares sont les moments où, volontairement ou non, le monde nous fournit ce qui est nécessaire. Vraiment rares. Particulièrement dans une boîte [2] qui endure le Power 8 :
Ouais. Difficile, dans un cas comme celui-là, de sentir que l'environnement vous agrée, vous renvoie des signaux provoquant la positivité. Alors, connaître ses strokes préférentiels (son profil), ça permet de chercher les stimulations... ailleurs. Pour soi. Pour son bien.
Le grand Eric Berne nous rappelle, à ce propos, que faire son plein de choses épanouissantes se produit souvent... hors du travail. Avec des amis, en famille, en voyage, à l'église, dans un regroupement ou une association.
Eh oui. C'est salutaire.
Il y a un espoir, je disais. Celui de connaître sa propre façon de jouir du monde. Son tempérament. Et celui de connaître la langue que parlent les collègues. Et le boss. Ce sont des façons d'être, des styles. Connaître le sien propre, c'est la garantie de savoir où trouver - ici, chez soi, ailleurs - les bonnes stimulations. Celles qui vont bien. Le connaître chez autrui, qui est forcément différent, c'est comprendre la personne, la calmer, la rendre presque buvable. Comprendre sa langue devient une façon... de souffler [3]. On sait ce que la personne désire.
Ça calme.
Je vous propose un court moment avec le consultant Dominique Rondot. Il nous rappelle, pour se sentir bien, ce que tel ou tel profil doit détecter.
Voici, simple et clair, le fruit de son échange avec la journaliste Flore Fauconnier (2006) : c'est là.
Pâques est une résurrection, prenez soi de vous.
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[1] Le climat au travail ? C'est la confiance, la qualité réalisée, l'entente groupale, la motivation personnelle.
[2] Terrible, ce nom de lames de rasoir pour caractériser un plan social. Quelle violence !
[3] Quand j'étais étudiant, Yves Enrègle parlait déjà de l'écoute active comme d'un extincteur des tensions. C'est très vrai : comprendre et écouter apaise et rend tout le monde efficient (l'émetteur comme le récepteur). Il y a comme un effet-miroir à montrer qu'on écoute. L'autre se voit dans notre regard et se reconnaît. Sa passion s'estompe. Read More
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