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E bella la vita !
Fier de moi : voilà ce que je suis. L'effet culbuto, abordé ici, joue pleinement aujourd'hui. Je pourrais être abattu et c'est l'inverse qui se produit. Merci (et grands bravos) à moi - oui ! Mille raisons de jeter l'éponge brillent de leurs feux froids. Eh bien moi, j'ai de très bonnes raisons (et de très grands plaisirs) à vivre, à jouir, à me battre, à comprendre. Le pilier-moteur, c'est la poursuite du bonheur, ou plutôt l'envie, la grâce et la joie. En clair, la vie. La vie suffit : la vie s'autosuffit. Vivre est un bonheur en soi. (C'est Casanova qui le dit, il a raison - Spinoza, avant lui, disait que la félicité était... une fin en soi.) Jodorowsky, le probablement plus grand artiste-philosophe du XXe siècle, confirme tout ça en vivant. En créant... En riant.
La beauté est calme et folie, humour, courage. La beauté ? Confiance et foi, è bella la vita !
En outre, plusieurs choses précises me mettent en joie profonde. Il y a, depuis quelques jours, ces deux superbes livres. Profitez-en :
Et puis il y a (juste en dessous) cette magnifique illustration du complexus dans lequel nous vivons. Le tissu de la vie est dynamique comme un vrai tissu : il prend une forme, se reconfigure, s'actualise en direct comme un vêtement. De plus, les accrocs de la maille de l'épaule (événement A) peuvent déliter l'ensemble de l'étoffe et affecter la maille ou le bouton du bas (conséquence B). De la même manière, par capillarité, le fait de mettre un parfum précieux à un endroit du vêtement diffuse et fait boire la beauté balsamaire à l'ensemble. Nos vies ont un impact (merci Matoo et Max Le Mans) - look :
[ Tenez, un chat avec l'un des auteurs de 80 Hommes, Matthieu Le Roux | Les Quatre Accords - ressources de Thierry Cros | Maud Séjournant et Olivier Clerc | Don Miguel Ruiz se range parmi les grands du management, consultez donc l'excellent Businessballs | le complexus est une notion maîtresse du travail du lumineux Edgar Morin | attributs du complexus en sciences humaines | voir le grand Jodo | << Quand j'étais petit, mon père me disait qu'un château humain certes ne prenait pas de coups mais ses fortifications l'empêchent aussi de vivre les courants et les stimulations de la vie, c'est-à-dire le bonheur >> - Un psychothérapeute toulousain, fils de psychothérapeute | croyances limitatrices, à corréler avec les scenarios morbides - prophéties autoréalisatrices de William Isaac Thomas, incitateurs de Taibi Kahler (drivers) et jeux d'Eric Berne (stratagèmes inconscients) | Jean Cottraux, un spécialiste de l'inconscient et de ses scénarios morbides | ce qui est morbide, c'est ce qui s'autolimite, s'autocensure et bégaye | la vie, c'est sortir de l'idée de sécurité et accepter le tout-venant avec sérénité, avec joie ! - cf. Tchouang Tseu | blessed are the flexible for they will not snap ]
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[ Catégorie Organisation | mots-clés, permalien, commentaires ] Mojo d'entreprise [ 2e partie > ]
Gosh, peu d'articles cet an-ci. Alors, je fais dans la qualité : je vous confie le coeur de ce qui fait mon métier. C'est-à-dire l'expérience directe et les à-côtés, forcément parlants. Infiniment plus intéressants que les outils en tant que tels. Pourquoi ? Pour parler de la vie, le mieux c'est avant tout de la vivre [1]. Les outils se greffent dessus, comme des tissus, comme des améliorateurs. L'expérience ? Une grappe de cellules-souches. Le reste vient après... Et se conjugue avec. La vie est un torrent : les gens ou les structures qui en doutent vivent dans des verres d'eau. (Glou.)
Mmh. Oh, j'y pense. Avant d'aborder cette question de mojo, le sex apeal un peu magique de l'agent secret le plus crétin qui soit, je vous parle de James Newton, l'animateur du réseau toulousain bilingue le plus intéressant du moment. Je suis fan. C'est Flemming qui m'en a parlé : j'ai testé, j'adore.
Re-parlons du premier Britannique : l'espion cinématographique le plus kitsch de ces trente dernières années. Qu'est-ce qui fait courir Austin Powers ? C'est son mojo, bien sûr. Il s'agit de son moteur personnel. Son glamour (supposé) le propulse. Et le fait réussir. Self-confidence diront les gourous du management anglo-saxon. Moi, je dis qu'il croit et par conséquent concrétise. Le réel lui obéit. Et les conquêtes (sexuelles) pleuvent. La pensée et les croyances (en milieu systémique, mais tous le sont) impacte les choses. Et les gens. La croyance détermine le cours de beaucoup de choses humaines, en témoigne le modèle de la prophétie autoréalisatrice du sociologue William Isaac Thomas (1863-1947), qui montre que celui (ou ceux) qui croient en quelque chose conditionnent leur milieu. En bien comme en mal (les religieux brûleurs d'ambassades amorcent des cercles vicieux à bien triste impact - or, en systémique, une projection de boue finit toujours par éclabousser [2] tout le monde). Que dire alors ? Plein de choses bien sûr. Mais revenons au métier de conseil. Et au mojo. Oui, les entreprises ont un mojo, un sort, une recette, un truc, un charme, une potion magique à la fois puissante et fragile. Puissante ? A l'évidence : une structure qui vend au moyen d'une formule précise (un format de vente, une façon de faire, un discours - cf. marketing mix) a tendance à sacraliser l'outil. Même si ce dernier est perfectible. Donc optimisable. Fragile, la recette ? Comme tout ce qui est magique. Nul n'est à l'abri de se faire voler l'idée, la croyance, la baguette magique. Nous sommes typiquement dans l'idée de boîte noire : ce qui entre, c'est l'envie de vendre, la boîte magique et mystérieuse fait son travail (ex. : elle structure votre discours comme elle l'a toujours fait, des générations de vendeurs avant vous) et cela marche. Vous mettez votre foi dans la recette et la recette vous le rend. C'est une idole. Un truc ancestral : Ici, mon/ma jeune arrivant(e), nous avons toujours vendu comme ça. Et c'est ce qui nous fait gagner des parts de marché. Que dire, y compris si la recette est moyenne et coûteuse en énergie donc en argent ? Rien. Laissez-la comme ça. Elle fait partie de la culture de l'entreprise. De ses fondations idéologiques, plus solides que des piliers. Nous parlons d'ADN. Pire, de mojo. Don't change the mojo. Sinon, Austin Powers se transforme en Austère Powers. Voire en Hostile Powers. La culture, on ne rigole pas avec : faire du conseil, c'est envisager cela dès l'amont.
Excellent week-end à tous :-)
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[1] C'est l'attitude de la phénoménologie, école de l'expérience directe et de l'induction libre (assembler soi-même des lois) à partir de ce qui est constaté.
[2] Il faut absolument lire ce que l'économiste et sociologue Alain Caillé dit de la progression systémique (synergie à la clé) de l'histoire humaine. Cf. progression en spirale croissante : tout s'accumule et s'enfle. Et circule avec plus de force à chaque passage.
[ Image (c) Gendarme.com | culture d'entreprise, toucher ou ne pas toucher aux piliers secrets, tout un boulot | William Isaac Thomas, contribution | les classiques des sciences sociales | parmi les croyants (communauté de présupposés, de principes et de pratiques) qui conditionnent leur milieu, il y a les minorités persuasives (pdf) du psychosociologue Serge Moscovici | Qu'est-ce qui motive les gens ? | la recette magique d'une entreprise, à l'instar de la potion magique d'Astérix (voir ici), amène son lot de superstitions, dont la peur irrationnelle de se la voir confisquer, altérer, affaiblir, voler - avec, à la clé, la malédiction des dieux ou de la Fortune, qui vous rejettent pour agréer des gens plus dignes que vous | les archétypes nous travaillent - ceux qui rompent un ordre symbolique ou sacré le paient souvent cher, témoins Prométhée ou Caïn (qui, fort de l'amour de Dieu) revient heureusement dans la bonne grâce du Seigneur ] Read More
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