[ < 16e partie | thémas Vrac, Blog, PNL, Objectifs & PCM | catégorie Management-Sc. humaines | archivage automatique du billet sur mon interprétation (ici culinaire) de GTD | interagissez sur le présent billet en cliquant sur le bandeau de son titre | 18e partie > ]
Mille choses, que je vous donne en vrac. Et c'est bien, parce que les champs sont mélangés. Comme disait Picasso : Je mets dans mes tableaux [ou billets de blog, nda] tout ce que j'aime. Tant pis pour les choses, concluait l'homme à la tête d'obsidienne, elles n'ont qu'à s'arranger entre elles. Drôle. Et bien senti - On y va ?
Bon. Le premier constat, c'est que revenir ici - je veux dire en France -, c'est une pesanteur. Bien sûr il y a mes proches. (Évidemment.) Mais il y a aussi ce qui fait le bassin professionnel local : un mélange d'ambitions personnelles, de frime arrogante et de fausseté humaine (superficialité ?) qui me déroutent. Le terrain de jeu local est petit, saturé, compliqué (cf. contexte océan rouge). Est-ce que la capitale d'Occitanie, son naturel, son passé wisigothique et ses tropismes espagnols excitants (exotiques) me parlent moins qu'avant ?
Mmh.
Certes, ici, la vie a-t-elle son intérêt. C'est juste cette économie, ce bassin. Je, pfff, je sature. Le contraste avec la Nouvelle Europe est saisissant (le dynamisme, mes amis). Et d'ailleurs je compte ici conserver juste, en matière d'activités, mon rôle à venir dans Absara (forme en mutation - pour le coup très engageante), plus quelques cours. Et c'est tout. Le conseil, je le délocalise. J'ai d'ailleurs coupé le robinet des missions, encourageant tout le monde - à commencer par moi-même - à dimensionner les choses à partir d'ailleurs. Je referme ici le catalogue de plus de trente interventions [1] pour des firmes franco-françaises : mon atelier à ciel ouvert se déplace. Pareil, je l'ai dit, mais depuis ma tête de pont hongroise. Psychologiquement, c'est ce qui s'appelle passer un cap (cf. changement). Je ferme ce qui s'attache encore à mes talons, pour ouvrir ce que mes pointes de pied rallient. Je m'écoute enfin. À la semelle de vent, mon implication, mon désir ? C'est ça : l'appel du large. Et de la largeur. (Quelle énergie, quand on change de vie - je le recommande.)
What else? C'est décidé, je prends des cours de hongrois dès lundi. Trop de Français, à Budapest, me l'ont recommandé : les bases, bon sang les bases. Ça fait avancer plus vite par la suite. Voyons voir, une prof, un test avec elle, un livre d'une chercheure du CNRS sur Budapest, un Parlons hongrois qui a l'air bien fait. C'est bon : je bosse.
Deuxième élément, les blogs. Oh, belle trouvaille (je vous dis après). En temps normal, je déteste les blogs de management ou de RH. Ceux que j'aime touchent à l'innovation et à la dimension vivante (systémique) de la performance humaine - cf. Marc Traverson, Olivier Piazza, Flemming Funch (plus contribution sur la complexité, lors du salon Reboot 10), Alain Fernandez [2], Christophe Deschamps ou encore l'inclassable Max Sandor [3]. Ce sont des blogs documentés, assumés, avec du tempérament (incarnés, solides). Les autres, connotés performance humaine ? Pâles CV en ligne. Des tableaux de chasse. Conseils simplistes, ritournelles publicitaires. La prise de risque ? Zéro. Valeur ajoutée : 2,5 sur 10.
Et que m'arriva-t-il ? Croyez-le si vous voulez, je vais (expression occitane :) « par chez » C'éclair, carnet rafraîchissant. Qui liste mes futurs nouveaux copains de blogs. Ah là, je découvre du monde, de nouveaux angles, des choses qui changent.
Bravo.
Fig. 1 - Picasso, rencontre entre un Animus technique et conquérant
et le déversement instinctif de l'Anima -
l'accomplissement jubilatoire d'un potentiel humain
Autre élément, le troisième, c'est Le Journal des entreprises. Sa livraison de juillet-août (n° 13) parle des groupements d'employeurs. Vous savez ? Ces associations d'entreprises qui se répartissent, se partagent des employés pour leurs usages. Les employés, du coup, cumulent l'intérêt des missions (ici employeurs) qui changent en permanence, couplé de cette denrée rare qu'est le temps plein, pleinement rétribué. Passionnant. Je connaissais, par le Net : heureux qu'un journal-papier fasse un dossier là dessus.
Je sens souffler l'esprit des coopératives agricoles de ce pionnier qu'était mon grand-père. De même que l'innovation vertueuse et continue, versant industriel, de cet ovni précurseur de Mondragón.
Négy (quatre en hongrois). C'est le rang du point que voilà, sur la PNL. Vous dire qu'il est parfait, je veux dire le travail de l'expert en systèmes d'information (et blogueur) Nicolas Vautier, bref, c'est exagéré : fautes d'orthographe, appuis documentaires partiels. La bonne nouvelle, c'est que c'est intéressant, gratuit, synthétique. C'est ici (pdf). Une introduction, pour le grand public, à la communication interpersonnelle estampillée Côte-Ouest (cf. Palo Alto). Mon passage préféré [4] touche aux objectifs (le second, surprenant et stimulant, est en p. 25). Sur les objectifs, regardez :
[ Qu’est ce que je veux ? | Quel en sera mon bénéfice personnel ? | À quoi saurai-je que j’ai atteint mon objectif ? | Existe-t-il un inconvénient à l’atteindre, pour moi et pour les autres ? Et cet objectif prend-il en compte les différents intérêts des personnes impliquées ? | Y a-t-il des obstacles à la réalisation de mon objectif ? si oui, lesquels ? | De quelles ressources ai-je besoin ? | Comment vais-je m’y prendre ? ]
Ces 7 points sont bien fichus. Ils abordent très intelligemment la notion d'indicateur : à quoi percevoir (comprendre, ressentir) que l'objectif est atteint ?
Un thème cher à Alain Fernandez, qui martèle fréquemment que le choix d'indicateurs réellement pertinents [qui rendent comptent d'un critère de performance éclairant, capable d'aider à se décider au quotidien, nda] est [...] la clef de voûte de tout projet de pilotage.
Je boucle ce tournant de juillet en vous renvoyant, c'est le point öt, à Jérôme Lefeuvre. S'entraîner à la Process Communication au quotidien vous indique, en page 141, comment très vite évaluer une base comportementale selon son mode (driver) de montée en stress.
Très bon week-end à tous :
[ Empathique, « j'ai de la valeur si je fais plaisir aux autres » - Parle avec un air inquiet, se suradapte aux autres pour obtenir leur assentiment | Travaillomane, « j'ai de la valeur si je suis parfait pour les autres » - Alourdit son propos de re-saisies, de détails, de répétitions | Rebelle, « j'ai de la valeur si je fais des efforts » - Parle en cherchant ses mots, en soupirant, se plaint de difficultés pourtant surmontables | Persévérant, « l'autre a valeur à mes yeux s'il est parfait pour moi » - Relève uniquement ce qui échoue, se méfie, juge avec hauteur ou mépris | Rêveur, « j'ai de la valeur si je suis fort pour les autres » - Parle peu, se retire en lui-même, cache son ressenti | Promoteur, « l'autre a valeur à mes yeux s'il est fort comme moi » - Fixe des défis excessifs, invite à jouer au plus fort, manipule ]
__
[1] J'avais déjà, dans mes références, des ferments internationaux. La France ? Mon cœur d'activité.
[2] Bravo, Alain, pour le focus sur le navigateur Skandia. J'ai de l'affection pour ces visions économiques humanistes.
[3] Maximilian Sandor est un visionnaire inclassable. Mais tous le sont...
[4] Un objectif, c'est toujours une quantité de choses capables de venir combler un manque bien évalué. Quantité à atteindre avec des moyens nécessairement limités (nombre de personne, niveau de motivation - énergie - de ce facteur humain, temps alloué, argent).
[ < 15e partie | théma Vrac | catégorie Coaching | archivage automatique du billet sur l'Amdec et sur le risque | interagissez sur le présent billet en cliquant sur son bandeau de titre | 17e partie > ]
1. La dialectique, c'est quand deux polarités s'opposent. Un peu comme le jour et la nuit, l'un chasse l'autre, sur un territoireunique, peut-être partageable, en tout cas convoité [1]. Tendu. On peut y voir un avatar du paradigme hydraulique [2], de ce tronc commun de représentations philosophiques ou techniques où s'envisagent des rapports de force au sein d'un même système et, partant, la domination d'une composante sur les autres (équilibre instable, entropique), par exemple au sein d'un tempérament, d'un état complexe. Pour faire simple, l'eau pousse sur de l'eau, dans une bassine, dans un milieu contingent. Vous voyez les remous.
Alors que la dialogique, emblématique du travail d'Edgar Morin, c'est quand deux tendances viennent cohabiter sur un territoire commun : il y a mélange. Ou plutôt composition d'un mixte, d'un arrangement, d'une entente. L'un renforce l'autre. Et s'enrichit à son tour des différences mises en friction, s'augmentant lui-même. Il y a là quelque chose de chimique [3] : c'est la synergie. La synergie demande aux pulsions d'évolution, chères à Georges Romey, mais aussi en filigrane à l'École de Palo Alto [4], bref aux pulsions de dépassement de s'exprimer. Les intérêts individuels se coulent dans une association tendue (finalisée) vers un mieux général, on passe à un autre cadre de référence : le système, pourtant homéostatique, envisage la poussée qualitative comme une évolution vitale. Un mieux à plusieurs. Ça collabore.
Très bien.
Dans beaucoup de courants, dans beaucoup d'écoles, ces régimes dialectique ou dialogique [5] se distinguent. C'est particulièrement vrai pour le coaching. Il y a les tenants d'un changement par l'Animus, soit la volonté, la cogitation, la prise en main volontariste du changement. L'idée emprunte à la dialectique, une tendance franche (par exemple la détermination) l'emporte. Et colore l'ensemble du système, par exemple le quotidien de la personne. Il y a - à côté - la tendance Anima : en revenir à des choses sourdes et intimes pour dévoiler des leviers de motivation authentiques. Viennent alors la créativité, le jaillissement d'énergie : les choses, presque naturellement, semblent se faire. Une réconciliation interne a lieu. Le mieux vient de l'instinct, de l'essentiel, du centre naturel de la personne. C'est certainement plus doux. Et la dialogique a lieu : l'Anima vient imprégner la cogitation et la conation (volonté). Les actes se font d'eux-mêmes, l'inspiration et l'accord intime avec soi-même illuminent le quotidien [6].
Oui.
2. Parlons à présent des buts et des objectifs. Faisons-nous prosaïques un instant. (Well.) C'est ce matin, et qu'est-ce que je vois sur la porte d'une école ? Les parents sont priés d'apporter des mouchoirs en papier, les enfants n'en ont plus. Voilà un but, une intention. Je veux m'adresser aux personnes qui managent des projets. Ce but est une simple amorce : il trouve son appui motivationnel et sa caractérisation (sa prise en main par des repères, des moyens d'agir) sitôt que le lecteur (ou mieux, l'émetteur) en fait un objectif. L'objectif, vous vous souvenez, est un ensemble de chiffres ou de seuils. L'histoire des mouchoirs se transforme, par exemple, en 75 % des familles, soit les patronymes allant de A à P, sont priés d'apporter un ensemble de 100 mouchoirs minimum (soit 2 boîtes standard) entre le 3 avril et le 25 mai : une note vous attend dans les casiers individuels - Merci.
Voilà qui ressemble davantage à quelque chose d'opérationnalisable. Donc de mobilisateur, si le ton est toutefois adapté (là, c'est un peu sec). Voilà, par rapport au départ, un objectif. Un vrai.
Be seeing you.
__
[1] René Girard est peut-être le Français qui parle le mieux de la rivalité, du partage conflictuel (ou de l'attribution pour le coup violente) des prérogatives, des mérites, des choses à jouir. Caïn et Abel conditionnent le fait humain.
[2] La psychanalyse, pour certains, découle du système hydraulique : mouvements de pressions diverses. Conflits, en circuit fermé. Parfois mélanges, désordonnés (névrose).
[3] Cf. la belle notion de noces chymiques (humanisme et alchimie).
[ < 14e partie | catégorie Absara-Divers | intervenez en cliquant sur le bandeau du titre | 16e partie > ]
Quatre. Voilà qui forme les pieds d'une table, voilà qui fait une bonne assise. Le bureau d'Absara a le plaisir d'accueillir Anne, qui est le désormais quatrième Dalton de l'Association for business solutions and resource analysis. Vous avez pu la voir à l'œuvre, cette demoiselle encore étudiante et passionnée de réseaux. C'était mercredi dernier, pour la 7e édition de Crème de violette. À l'accueil. Son enthousiasme a fait tilt, ses capacités d'organisation font sens. Bravo. Et bienvenue, Anne !
En second point, une fois n'est pas coutume, un coup de canines. C'est hier, nous terminons notre éprouvante semaine à la terrasse d'un café. Tranquillement : pff, descansando (bien mérité). Le soleil nous fait du bien. Quand débarque une sorte de roi, avec une cohorte de groupies, de courtisans enfiévrés, de journalistes et de camarades radieux, beaux et un peu bêtes. C'est qui, au juste ? Un candidat à la quatrième mairie de France. Ok. Loupé pour le calme. (La tuile.) Et c'est l'essaim. Un journaliste branché interroge notre amical, paisible - et politiquement bigarré - petit groupe. Ok. Puis vient un courtisan sur-branché, et bête et beau. Mouais. Et le type dépasse les bornes : 1. du bon goût, 2. de la tolérance, 3. d'à peu près tout ce qui existe. Le ton moralisateur, la barbe semi taillée, la veste de velours ras, il nous fait le coup du boulet, de l'incruste à bon marché : Savez-vous qu'un des représentants du FN appelle à voter Untel ? J'assassine le bonhomme en lui rappelant une ou deux notions d'Histoire : Savez-vous, cher monsieur, que les Croisés invoquaient le Christ, les nazis Richard Wagner et Friedrich Nietzsche ? Personne n'est responsable de ses prétendus amis, à plus forte raison quand ils s'invitent dans votre univers sans permission. Le type, mélange d'assurance de vendeur de pneus rechapés et de début de commencement d'amorce de doute, répond : Ah ouais, pour Nietzsche, j'ai lu ça l'aut' jour dans un truc.
(Je rêve.)
Allez, je termine sur une touche de joie, avant de vous rendre à votre week-end, que je vous souhaite serein. Zoodo, l'ONG à qui Absara reverse 2 € sur chaque entrée (45 payantes), bref Zoodo, citée en février dans le magazine Marianne, enregistre une augmentation des dons.
1. Rouh, quelle galère. Vista, qui équipe la plupart des PC sortis fin 2007, est une sacrée tête de mule. Ubuntu est bien meilleur c'est vrai, mais mon tout nouvel ordinateur [*] comporte (pour l'instant) la chose estampillée Windows.
Alors quoi ? Eh bien les programmes. Faire des montages-vidéo demande une compatibilité avec le système d'exploitation. C'est là que Vista danse la gigue. Et vous avec, mais de colère.
Suite à un forum (mmh, l'ai perdu), j'ai trouvé comment faire. Alors je vous l'indique :
Il y a aussi deux autres trucs, je change de sujet.
2. C'est avec un plaisir croissant que je lis jeanlucr sur Twitter. Enfin du contenu, exploitable et frais. Du contenu qui apporte un plus (et non pas des conversations hachées, diffusées auprès de tout le monde). Avec ffunch et arielwaldman, il rejoint mes twitteriens préférés.
3. Les newsletters. Je les efface systématiquement. Il y en a une, pourtant, qui passe souvent chez moi : RH demain. Et c'est en y plongeant un œil aujourd'hui que j'agrège le flux du blog correspondant. Que dire ? Oui je préfère les blogs. Pour autant, c'est ladite lettre qui m'a indiqué ça : deux bons billets. Comment se passer des consultants, ok. Jusqu'à 40 % des créateurs d'entreprise sont d'anciens chômeurs qui génèrent leur emploi.
Intéressant.
__
[*] L'ancien ordinateur, linuxien, a connu un crash de disque dur : moralité, un disque dur ça dur(e) pas, ou tout au plus deux ans, il faut provisionner contamment.
Un bravo, pour commencer, aux contributeurs de la communauté Mozilla (éditrice de Firefox). Une extension permet à présent d'organiser votre veille. Oui : que les sites soient, ou non, porteurs d'un flux RSS, votre Update Scanner - c'est son nom - vous indique dans un volet de Firefox lesquels parmi vos favoris ont un changement de contenu, en clair lesquels affichent des nouveautés (consultation possible hors connexion). Ces nouveautés se mesurent en nombre de caractères changés : en plus, en moins, en différent. Un seuil ? Par exemple 5 à 10 caractères changés (là c'est très sensible, l'alerte est fine). Ou 50 à 100 caractères : l'alerte est plus grossière, donc plus rare (grandes occasions). Vous réglez, pour chaque site, la sensibilité de l'alerte, via un curseur, comme sur une réglette.
Priceminister, ensuite. Comme six millions d'internautes, je suis membre de la plateforme française d'achat-vente à prix réduits (neuf avec remises ou occasions). Eh bien figurez-vous que d'y vendre des livres, des CD ou des DVD devient vite... une drogue. Les sensations sont excellentes : 1. vous virez vos cochonneries des étagères, 2. vous les vendez en trois clics. Sachant que l'étape 1,5 (ma préférée) consiste à optimiser le rapport efforts du paquetage (ou somme engagée pour sa confection) sur qualité du colis. Un plaisir (vous pouvez, en outre, personnaliser la correspondance : messages électroniques, prises de contact chouettes, petit mot dans le paquet). J'adore. Du coup, je guette en permanence si on m'achète des trucs.
Autre chose ? Ah, j'ai acheté - sur cette même plateforme - l'intégrale X Files. Ouah, c'est chouette. Et j'ai l'impression d'avoir dix ans de moins. (Mes proches en sont témoins : Un jour, dès que l'intégrale d'X Files sortira, j'me la f'rai péter.) Le pet a eu lieu. Ça plus les Troma qu'on m'a passés, je peux vous dire que les œuvres de genre me défilent d'vant les mirettes.
Fig. 1 - Troma, de grandes quantités de bon goût
Dernier truc ? Oui. Je trouve qu'on reconnaît un homme (ou une femme) à ses modèles. J'ai, pour mon compte, la constellation chrétienne (ici), de même qu'une foule d'autres choses. J'ai, encore et surtout, le grand Jodo pour me parler sur papier. Son "faire comme si... dans la vraie vie" met le jeu, le challenge et l'imagination en branle, il éclaire des voies inédites et permet, en fin de compte, d'atteindre de vieux rêves par des voies tout autres que celles qui nous semblaient bloquées (par des complexes). Cette audacieuse créativité, tellement simple (!), est à mon sens plus féconde que les apports, pourtant fournis, de la PLN. Contourner la montagne ou en triompher par un chemin inattendu me semble enthousiasmant, dingue et porteur. Et puis, dans un autre registre, j'aime chez cet homme le sens des réalités : [...] Avant d'entreprendre quoi que ce soit, il est capital de bien connaître le terrain. Ce principe, je l'ai appris de l'auteur du Traité des cinq roues, Miyamoto Musachi. Avant le combat, dit-il, il faut se rendre très tôt sur le terrain et en acquérir une parfaite connaissance. Mmh, rien qu'à eux deux, ces principes me semblent plus intelligents que des foules de spéculations invérifiables. "Faire comme si" pour voir ce que cet "autrement" génère de nouveau. Et puis s'imprégner des données du terrain. Là, tout le cerveau travaille. (La citation provient du Théâtre de la guérison.)
Je termine le vrac avec quoi ? Oui. Dernier jour de crèche pour une partie de ma descendance (ça se fête). Pour la première fois, cette semaine, nous sommes allés voir un film sur grand écran. Les Simpsons sont aussi drôles qu'à la télé. Pour ce qui est du dernier Disney (Ratatouille), pff, ch'ais pas. Ça me parle moins : j'espère en tout cas que ça chante pas (Le rêêve bleeeeeuuuu...).
Bon août à vous. Gardons le contact grâce à Twitter.
[ Rentrée - Plus de trente événements économiques dans la Ville rose ] Read More
[ < 8e partie ] Vrac de presqu'été [ 10e partie > ]
Vrac
Ch'ais plus qui disait que, dans notre monde, la seule constante c'était le changement. Il faut s'y faire. Passent les choses : les mauvaises et les bonnes aussi. Que dire ? J'ai toujours préféré le présent (et toute sa fulgurance, son côté ardent et paisible) aux mélancolies (cra)moisies. Et aux chimères angéliques du futur. Il n'y a de temps que dans la présence au monde, et la présence au monde c'est ici et maintenant. Il n'y a de vérité que dans l'élan de vie, le jaillissement. Je suis moi-même et je règle mon rapport aux choses là, dans la trame [*] du monde.
Un des rares auteurs qui me stimule, en ce moment, c'est-à-dire qui m'ouvre davantage qu'il ne me fixe, c'est Jodo.
Il y a aussi mon ami Olivier qui me rafraîchit. Il est musicien. Sa vision du rafting, descente des rapides, du flux de la vie, avec des intentions, des manœuvres, des rapports aux remous, aux changements, bref sa façon d'envisager la complexité (la vie) est comme son art. Juste et typé. Donc vrai.
Et puis y'a le reste : tellement de gens qui se ramassent la vie en pleine poire. (Je pense à des proches.) Quelle m... Reste la foi (confiance). Souvent, le lâcher-prise résout plus de choses que l'acharnement. Mieux vaut surfer et jouir que remonter un courant. Nager, c'est juste vivre. Et puis, il faut bien vivre. Vivre, c'est ressentir. Il faut juste y aller. (Merci famille Romey.)
Ah, les vertus du vide et de la concentration (bref de l'intensité). Je donne raison à Jodo et au zen. Être présent, je trouve de plus en plus que c'est ça :
Vi. Pfoouu.
Cette fin d'année est épuisante : facteur personnel à plat, rapports de force pros permanents. Je vois, en outre, des entrepreneurs partir.
La bonne nouvelle, c'est qu'Absara concocte une folie pour l'automne-hiver.
Et puis, sur un très, très court terme, je me réjouis de Twitter. J'y retrouve là mes premières sensations de blogueur. L'instantanéité remplace la pub. La parole supplante la vente. Respirer (communiquer) redevient normal.
Je vous invite à me rejoindre massivement : Twitter est une invention superbe. Cliquez sur Add me.
__
[*] Le monde, c'est l'interaction permanente de tout ce qui vit et impacte les choses. C'est le tissu, c'est l'Ouroboros. Le Réel ? C'est ce qui échappe (lois, phénomènes, finalités en dehors de notre champ de conscience). Quant à la réalité, c'est le système qu'agrège notre perception et qui engage, par là même, tout notre système nerveux. C'est le fruit du cœur et du cerveau (système sociocognitif, voire éthique).
Fier de moi : voilà ce que je suis. L'effet culbuto, abordé ici, joue pleinement aujourd'hui. Je pourrais être abattu et c'est l'inverse qui se produit. Merci (et grands bravos) à moi - oui ! Mille raisons de jeter l'éponge brillent de leurs feux froids. Eh bien moi, j'ai de très bonnes raisons (et de très grands plaisirs) à vivre, à jouir, à me battre, à comprendre. Le pilier-moteur, c'est la poursuite du bonheur, ou plutôt l'envie, la grâce et la joie. En clair, la vie. La vie suffit : la vie s'autosuffit. Vivre est un bonheur en soi. (C'est Casanova qui le dit, il a raison - Spinoza, avant lui, disait que la félicité était... une fin en soi.) Jodorowsky, le probablement plus grand artiste-philosophe du XXe siècle, confirme tout ça en vivant. En créant... En riant.
La beauté est calme et folie, humour, courage. La beauté ? Confiance et foi, è bella la vita !
En outre, plusieurs choses précises me mettent en joie profonde. Il y a, depuis quelques jours, ces deux superbes livres. Profitez-en :
Et puis il y a (juste en dessous) cette magnifique illustration du complexus dans lequel nous vivons. Le tissu de la vie est dynamique comme un vrai tissu : il prend une forme, se reconfigure, s'actualise en direct comme un vêtement. De plus, les accrocs de la maille de l'épaule (événement A) peuvent déliter l'ensemble de l'étoffe et affecter la maille ou le bouton du bas (conséquence B). De la même manière, par capillarité, le fait de mettre un parfum précieux à un endroit du vêtement diffuse et fait boire la beauté balsamaire à l'ensemble. Nos vies ont un impact (merci Matoo et Max Le Mans) - look :
[ Tenez, un chat avec l'un des auteurs de 80 Hommes, Matthieu Le Roux | Les Quatre Accords - ressources de Thierry Cros | Maud Séjournant et Olivier Clerc | Don Miguel Ruiz se range parmi les grands du management, consultez donc l'excellent Businessballs | le complexus est une notion maîtresse du travail du lumineux Edgar Morin | attributs du complexus en sciences humaines | voir le grand Jodo | << Quand j'étais petit, mon père me disait qu'un château humain certes ne prenait pas de coups mais ses fortifications l'empêchent aussi de vivre les courants et les stimulations de la vie, c'est-à-dire le bonheur >> - Un psychothérapeute toulousain, fils de psychothérapeute | croyances limitatrices, à corréler avec les scenarios morbides - prophéties autoréalisatrices de William Isaac Thomas, incitateurs de Taibi Kahler (drivers) et jeux d'Eric Berne (stratagèmes inconscients) | Jean Cottraux, un spécialiste de l'inconscient et de ses scénarios morbides | ce qui est morbide, c'est ce qui s'autolimite, s'autocensure et bégaye | la vie, c'est sortir de l'idée de sécurité et accepter le tout-venant avec sérénité, avec joie ! - cf. Tchouang Tseu | blessed are the flexible for they will not snap ]
[ << Communication | vrac d'automne - 6e partie ] Vrac d'hiver (quoique, avec cette chaleur) - 7e partie [ Don Miguel Ruiz, Giacomo Casanova, Baruch Spinoza et Alexandro Jodorowsky - 8e partie >> ]
Mmh, foule de choses. Tout d'abord une faveur. Faites-m'en une : rappelez-moi qu'un jour prochain je dois vous parler de la stratégie des couteaux de Laguiole, d'accord ? Ensuite, je peux vous parler de l'excellent VaninaDelobelle.com, le blog de l'animatrice éponyme. Autant la blogosphère bégaye, autant cette ressource sur le marketing détonne. Et fonctionne bien. Bons angles, style clair, charte framboise fluide.
Maintenant, parlons de la reprise. Voilà, j'ai repris aujourd'hui, autant hier soir la perspective me semblait dure (quitter le climat d'affection dans lequel les fêtes de fin d'année m'ont mis), autant la demie-journée de formation d'aujourd'hui fut... un plaisir. Que dis-je ? Un bonheur d'intérêt, de feedbacks, d'énergie. Bravo à tout le monde, quelle pêche ! Et j'en profite, tiens, pour vous faire monter les ressources Absara sur les thèmes du module de ce matin. Histoire de prolonger.
Mes chers stagiaires, je vous propose de mettre à profit les billets ou thémas sur :
[ Le B.A.-BA, stroker quelqu'un pour lui montrer qu'il existe | stroker comme il faut | agir nécessairement dans le complexus | relire Edgar Morin | réprimander un collaborateur | mieux que gagnant-gagnant, la stratégie donnant-donnant | le cerveau qui pense à moitié avec des émotions, dixit Antonio Damasio | cerveau, comment faire impact (5C-4P) | nécessaire manager-caméléon (situationnel) | La PNL, c'est quoi ? | Qu'est-ce qui a "planté" dans l'équipe Apollo XIII ? | motiver des gens, définition complète | management souple ou dur, quand et comment les employer | le Triangle dramatique de Stephen Karpman | Edward Twitchett Hall | entreprises, communiquez avec un plus | besoins humains | Meredith Belbin et la dynamique de groupe | le grand Eric Berne, père de l'AT | superbe Kenneth Blanchard | dans la vie, il y a les buts, les objectifs et les finalités | éclatez-vous avec Tony Buzan | intelligence collective | théma, la motivation | Boris Cyrulnik et le bain sémiotique | la Nasa et ses profilages pointus ]
Bonne reprise à ceux qui embauchent aujourd'hui, amitiés à tous les autres. Et que les semaines et mois à venir vous comblent tous.
God bless...
[ Félicitations à Vanina, la fonctionnalité Additious est enthousiasmante ] Read More
[ << Vrac d'été - 5e partie ] Piliers - 6e partie [ Vrac d'hiver, incursion dans la communication - 7e partie >> ]
1. Balancier interne (ou culbuto, comme on veut)
Un seul pilier ne suffit pas pour faire une maison, rapporte l'anthropologue africaniste Anne Stamm, puisant dans le (certainement riche) patrimoine oral des peuples du Rwanda. Si la maison symbolise le monde ou un groupe humain ou bien... moi-même [1], je vois bien que mes appuis doivent être multiples. L'équilibre, les compensations, l'économie même (échanges de flux, frictions, régulations, synergies, effets de seuil [2], symbiosesmétamorphiques) réclament plusieurs piliers : l'homme est multiple.
Mouais. Et je pense à ma rentrée, en disant ça. Complètement loupée. Cramée, même. La faute à qui, à quoi ? A la nécessité d'avoir, dans la période déterminante des semailles d'affaires (fin printemps - cf. d'ailleurs les trois temps de la valse économique de Denis Clerc [3]) privilégié ma famille au lieu de boulonner comme un furieux ? Non, raisonnement à deux balles. Ben alors, qui a planté ? Ce donneur d'ordres [4] qui d'habitude me fait vivre pendant tout l'automne ? Sûr qu'il a vraiment pas joué son meilleur tennis. (Deux sur dix, moi je dis.) Je voulais reprendre un morceau d'études aussi, dans une fac prestigieuse par correspondance (la classe, je me disais) : ces buses - que j'ai pourtant suivies, collé aux fesses, relancées, animées (si !) par e-mail et téléphone - ont semble-t-il calé un meuble avec mon dossier.
Mouais. Pas glop, quoi : nécessité de remonter au créneau pour - en plus - tirer des oreilles et défendre mon bout de gras. (Je déteste.) Mais la bonne nouvelle, mes amis, c'est que je n'arrive pas à être totalement affecté. Ma maison comporte plusieurs piliers : ma foi en Dieu, ma situation familiale, qui refait du joli, mes enfants, qui sont sublimes, et les collaborateurs d'Absara, qui me donnent des réjouissances. Et des espoirs de lumière. Ah, ça, mes amis, ça vaut de l'or.
(Alors désolé, Century 21, ma maison n'est pas à vendre.)
2. Après B2B et B2C, bienvenue au F2F
Vous connaissez mon intérêt pour le XXIe siècle, le nouveau paradigme, cette entrée dans une nouvelle façon de collaborer, de gagner du temps, de qualifier l'info et de personnaliser les échanges. Là, c'est l'économiste Jean Fourastié) qui me fait... ah, qui me fait du bien. Vi. Sa pensée, accompagnatrice de la métamorphose économique, promotrice de la centration humaine des processus, est un must read. A tel point que l'enthousiasmant Daniel Cohen dit de Fourastié qu'il aurait inspiré les experts anglosaxons à l'origine de l'expression F2F. Le face to face. Ben ouais, y'a que ça de vrai : l'économie tend à devenir un grand moulin participatif, où le business se fait en mettant la main à la pâte. Entreprises et clients bossent ensemble.
[3] Produire (ici, du travail - c'est-à-dire prospecter), répartir le boulot obtenu (optimiser le temps, tenir les délais, assumer le calendrier perso-pro), dépenser (tirer les bénéfices des missions réalisées, façon "Acquis, compétences nouvelles" de Getting things done, GTD).
[4] Fais du bien à Bertrand, il te le rend en caguant, proverbe provençal.
[ Ah, les archétypes ! voir ci et ça | la tour de Bollingen | la jolie fable du chêne et du roseau ]
[ << Vrac du printemps - 4e partie ] Vrac de l'été - 5e partie [ Vrac d'automne - 6e partie >> ]
Ah, le vrac ! L'occasion de dire des choses dans tous les sens.
Alors, 1. Je suis secouriste du travail, depuis la semaine dernière. L'on dit que 8 % de vies supplémentaires peuvent être sauvées tous les ans, par exemple grâce au massage cardiaque. Bon à savoir. Heimlich, t'es génial.
2. Le marketing. Le numéro 246 du magazine L'Entreprise (juin dernier) nous apprend qu'un easy adopter est un consommateur qui en a marre de se prendre la tête. Dans un monde de surconsommation, de plus en difficile à décrypter, il se simplifie la vie. Il recherche des produits à la fois utiles et assortis d'un discours vrai. Intéressant. Par ailleurs, le saviez-vous ? Les catégories socioprofessionnelles (les CSP de l'Insee, les plus récentes PCS ou encore les sociostyles du consultant Bernard Cathélat) ont du souci à se faire : les segmentations se font désormais autour des stades de vie. Mais encore ? Comptez désormais avec les solos, les familles monoparentales, les foyers recomposés. Le futur, c'est eux. De sorte que le cabinet ACNielsen conseille à présent de découper le marché en quatre phases : 1.installation à deux, 2.arrivée d'enfants (naissance ou recomposition familiale), 3.changement de statut familial (séparation, veuvage) ou 4.professionnel (retraite, chômage). A bon entendeur...
3. Management. Me sont revenues récemment les notions d'hygiène et de valeur. L'hygiène, ce sont les facteurs certes indispensables à la motivation mais insuffisants (ex. : les conditions de sécurité). La valeur, c'est ce qui n'est pas indispensable mais qui produit l'adhésion et l'envie des individus (ex. : parler à un empathique sur un ton affectueux). Que dire ? C'est évident, l'essentiel du ressort motivationnel est contenu dans la valeur. Comment expliquer alors que tant d'entreprises continuent à décréter que l'ergonomie des bureaux (90 % d'hygiène, seulement 10 % de valeur) va motiver les gens ?
Tenez, un bon exercice : déterminez parmi les actions de motivation que vous menez pour vos collègues la part d'hygiène et la part de valeur investies. Faites-en une matrice. C'est parlant, vous verrez.
[ Les gestes qui sauvent, avec Adriana | motiver en vrai | amusant : le switcher et ses potes | le Centre de communication avancée (CCA) de Cathélat | magazine Psychologies, une interview de Cathélat | la valeur, parent pauvre du management motivationnel ]
[ << News en vrac - 3e partie ] Vrac du printemps - 4e partie [ Vendre encore mieux | Vrac de l'été - 5e partie >> ]
Vendre !
Bon, beaucoup de choses à voir. Alors, le commercial pour commencer. Cette partie s'adresse aux stagiaires de Montauban. Et à tout le monde évidemment. C'est parti : 1. la vente. La première étape, souvent occultée, est déterminante à l'extrême. Avant de se lancer billes en tête, il faut savoir ce que le client ou le prospect... recherche. Comme le disait John Maynard Keynes (1883-1946), on ne force pas à boire un âne qui n'a pas soif. Il y a donc les questions à poser, pour être certain de tout comprendre. Et vendre en vrai, selon le désir du client. Essentiellement, c'est ici. Ce préalable indispensable, nommons-le l'enquête empathique. C'est un mélange d'écoute, de concentration, de finesse, de gentillesse (oubliez la synchronisation façon PNL, trop voyante et limite manipulatoire). Cette étape dure le temps qu'il faut. Au téléphone, en émission d'appel ? Une minute. En réception d'appel ? Mmh, deux ou trois minutes. En face-à-face, comptez aussi plusieurs minutes. (Si vous avez le temps.) Il y a aussi la reformulation. C'est la deuxième étape. Si je comprends bien, ce qui est important pour vous [citez les expressions du client], c'est le côté ultrarapide du service après-vente, c'est la coloration bleue de l'antenne, son ergonomie, le fait que ce soit bon marché [le client vous disait quelque chose de négatif - pas cher, vous le transformez en perspective positive], c'est aussi que ce soit garanti autant de temps, facile à utiliser cette fois-ci [équivalent positif de pas une usine à gaz, comme la dernière fois], rond comme une olive, plus souple que de l'acier [il vous a dit pas aussi dur que de l'acier]. Là, validez : C'est bien cela ? Le client vous dit oui, vous dit non, vous reprend, se ressaisit, reformule et précise. Reformulez alors, en reprenant tout à la lettre et - simultanément - en transformant les élements négatifs en équivalents positifs, ouvreurs de perspectives et plus simples à comprendre pour le cerveau. Une fois que vous êtes certain que votre liste de critères correspond aux attentes de la personne (qui le confirme ou l'infirme une nouvelle fois), alors seulement là vous faites une proposition. Je reprends : Comme vous voulez A, B, C, D et E [les critères], je vous propose tel produit, qui comprend les avantages A, B, C et E [ici 4 critères, soit 75 % d'adéquation, c'est bien]. Validez : Cela vous intéresse-t-il ? De là, la personne dit oui... ou non. Le oui entraîne tout de suite la vente : je vous propose de... Le non se traite en demandant : Qu'est-ce qui vous fait dire cela ? Ou alors - troisième hypothèse - le prospect formule une objection. Je vous donne un tuyau : il y a quatre objections possibles, quatre familles. 1.1 Pas le temps, 1.2 pas envie, pas intéressé 1.3 trop cher, 1.4 déjà servi. Comment fait-on alors ? Je veux dire en vrai, en 2006, à une époque où les clients sont de plus en plus exigeants, instruits, au fait des techniques, capables de convoquer la concurrence ? Suspense. Je coupe ici : le reste du propos demande une formation complète.
2. Le management de projet. J'insiste toujours sur la dynamique de groupe, cet ensemble d'organismes, pour Raymond Bernard Cattel (1905-1998), où l'existence [voire le travail] de tous est utilisée pour quelques besoins de chacun, par exemple le besoin de sécurité (d'après Kurt Lewin), d'affiliation ou de prestige. Bref, les hommes avant tout. Mais c'est une erreur : une erreur de dosage. L'expérience m'a récemment montré que la technique avait un sens. J'entends par technique le mode de travail que l'on propose aux uns et aux autres. A notre époque, ce mode de travail passe par l'informatique et les moyens de communication modernes. Imaginez qu'une panne informatique paralyse l'un d'entre vous. A négliger cela, vous minorez le handicap qu'a la personne à accéder à ses informations. Vous aurez beau faire une bonne dynamique humaine (une mayonnaise bien montée), la chose butera. Comme un grain de sable dans la machine. Je me le note et vous le soumets : gaffe à l'informatique.
3. La formation. Pour travailler avec des collègues orientés 'savoir-être', j'en prends bonne note. Oui, un stagiaire en vente doit être bien dans sa peau, à l'écoute du client, attentif à ce que l'autre lui dit, etc. Soit. J'insiste pour autant sur la technique pure, le 'savoir-faire'. Je me dis que les deux sont les faces d'une même pièce : tant le bon maçon que la bonne truelle assurent une bonne mise en place du crépis. (Ajoutons-y quand même tous les facteurs externes, situationnels, tels que la qualité du mur, du management et de l'organisation générale des travaux.) Dont acte : il faut les deux. Simplement je me dis que pour parler anglais, il ne suffit pas de se sentir à l'aise par rapport à la langue : il faut aussi travailler la grammaire. C'est-à-dire prendre soin de la truelle. C'est aussi mettre de l'eau dans la pompe, bref amorcer et renforcer la pratique. Que dire suite à cela ? Que les stagiaires se souviennent de l'aspect 'savoir-être' longtemps après : tiens oui, je me sens bien, maintenant. Et qu'ils abordent le savoir-faire tout de suite, comme on met la main à la pâte.
Je vous laisse vous faire votre idée. Est-ce essentiellement en forgeant qu'on devient forgeron ? Ou alors faut-il se sentir au préalable en phase avec le métier pour bien le faire ?