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Le nomadisme est un sport de combat. Cherchez à travailler dehors, dans un transport en commun, en attendant un avion, à la terrasse d'un café ou dans un sex shop et c'est niveau bac + 8.
Pourquoi ?
Le matériel, on en a parlé. (Et j'y reviens après.)
Les forfaits maintenant. Soit téléphone et Net.
En appels nomades, dégotter un forfait qui intègre les mobiles à l'international - et les mêle pareillement aux appels nationaux -, ça demande d'aller rapidement vers le troisième opérateur français, rubrique Neo 2 [1]. Avantage supplémentaire : les appels vers des mobiles et des fixes nationaux, plus l'envoi d'SMS-MMS, sont illimités à compter d'une heure du soir que vous déterminez (par exemple 18 h). Plus le week-end. La faiblesse ? Elle est majeure : l'accès au Net ou pire à Gmail, depuis ce troisième larron de la communication, est bridé à mort. (Tout comme les téléchargements illégaux, dont on se fiche, ou l'utilisation de Skype qui, là, fait méchamment défaut.) Cette pauvreté de l'offre Internet touche, à ma connaissance, deux opérateurs majeurs (Orange, pour le coup, ressort tout anobli). Faiblesse des débits (couverture 3 G proche de la couverture chauffante de la Maison des aînés), contenus Youtube aussi rapides que s'ils arrivaient d'Alpha du Centaure, plus les divers problèmes d'autonomie d'appareil (cf. HTC Touch Diamond), sitôt que vous surfez un peu.
Bilan ? Dans ma configuration actuelle (un illimité bridé, vous goûterez la figure de style), eh bien le Net est brut.
J'ai des recours, fort heureusement.
Toulouse compte une foule de talents, dont Goojet, la fameuse start-up qui permet aux mobinautes d'accéder à des versions Java de leurs sites préférés. (Et de se les échanger.) Force du Java ? Une techno lisible par la plupart des navigateurs actuels. Plus opacité (relative) de l'utilisation que vous en faites. En somme vous pouvez librement surfer sur des contenus Java tout en cultivant, vis à vis de votre opérateur, le goût du On-n'a-pas-élevé-les-bouquetins-laineux-ensemble. Got it?
Goojet vous permet d'ajouter à vos applications préférées à la fois Gmail (la Rolls Royce des messageries mèl) et - tenez-vous bien - les Google documents. C'est là. Je dis la classe : vous pouvez quasiment travailler.
Bémol : l'affichage est petit sur mon Touch Diamond. La bonne nouvelle, c'est que l'équipe intègre fréquemment les caractéristiques des nouveaux modèles.
What else? Le matos maintenant.
Dans les mèls reçus, pour mettre à profit les fichiers joints, croyez-le ou non, je suis obligé de connecter mon Acer Aspire One. Eh oui : le bridage mobile touche aussi les pièces jointes. Ou comment multiplier les appareils pour couvrir le champ professionnel habituel (appels, travail bureautique, e-mails). Et c'est juste un début, vous allez voir.
Je le connecte (en soufflant) ou alors j'allume mon vieux SPV M600 d'Orange. Cette gentille carne offre un affichage à peu près correct, une autonomie de plusieurs heures, une possibilité d'intervenir dans le document téléchargé (suite bureautique embarquée). Encore une fois, Orange - quoique financièrement moyen quant au surf - télécharge les documents proprement. Et l'accès à Gmail, pour faire le va-et-vient dans les Google documents, fonctionne à l'envi.
Je récapitule : un mobile (ici augmenté de Goojet) pour les appels internationaux, joli mais sacrément vorace en énergie, un ultraportable sous Linux (qui tourne comme une horloge), un vieux morceau de bois pour accéder très vite aux pièces jointes. Il y a là une triangulation compliquée, mais opérante. La bonne nouvelle, c'est qu'elle couvre tous mes usages. L'autre satisfaction, c'est que tout rentre dans ma petite sacoche Ports design.
Une précaution, toutefois. L'autonomie, tant pour le mobile récent que pour le portable. J'utilise souvent la batterie Philips, pratique et légère (SCE 7640, souvenez-vous). Avec ses embouts multiples, elle recharge les deux appareils. Bilan ? Bien, mais alors l'autonomie, c'est une volition fourre-tout. Ben oui, 60 h, c'est vraiment pour rire. En l'état actuel, je tourne plutôt sur 5 h.
L'accès au Net portable, maintenant. Je vous en ai parlé ? Comme beaucoup, je rechigne à prendre un abonnement pour mon Acer et répugne à utiliser les cyber cafés (expérience de contrainte horaire ou de bruits vidéo-ludiques couvrant même la musique de mon casque - et pourtant !). En France, il y a cette chaîne de restaurants gastronomiques d'origine américaine. Ouais [2]. Figurez-vous que de plus en plus de ces lieux, souvent centraux, proposent du wifi à leurs clients. Résultat : un jus d'orange ou un café, le calme, le centre ville et plusieurs heures de travail, léger ou immergé. De plus, le débit est honnête.
En cas de besoin, je suis très content.
Bilan des courses : un mobile à l'international, c'est bien. Un autre pour saisir sur le vif les pièces jointes, c'est moyen. L'ultraportable devient plus qu'indispensable. Les abonnements pour ordinateurs ? Je les trouve horribles, pareils à ces maudits bridages pour les mobiles. Un point wifi, une batterie (si ma Philips daigne tenir ses promesses), et ça fonctionne.
A quand de vrais illimités Internet pour mobiles, intégrant de surcroît l'international ? Ou, tant pis pour les téléphones, des forfaits Skype ou Wengo intéressants pour un ultraportable ?
Trouver la bonne combinaison, c'est un métier.
Et encore, pour les transnationaux, j'ai volontairement laissé de côté l'histoire du roaming.
Any comment?
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[1] Ou peut-être envisager les offres officiellement pour les professionnels ? Ça demande du temps, à voir donc. Bon sang, choisir un forfait correct requiert un QI de 180.
[2] Lisez le commentaire de Spike :)
[ Naturellement, pour l'autonomie, il y a l'iPhone - Il peut s'acheter déjà tout prêt (désimlocké) pour l'opérateur que je veux, il sait aussi lire les pièces jointes, mais si je reste chez l'opérateur qui me permet de faire de l'international, le problème des pièces jointes (bridage) reste entier | roaming des transnationaux : m'est avis que Fring peut faire de bonnes choses (à voir avec les clauses contractuelles évidemment) | intéressant, cet ultraportable Lenovo, mais monté avec Windows (dommage, regardez ce sondage) | Côté mobile, le HTC Dream Android, une panacée ? mmh, iPhonekiller, il y a quelques chances ] Read More
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1. La qualité. Ah oui, c'est déterminant : un blog utile, agréable et typé, c'est la panacée. Et un blog vivant, c'est mieux encore. Je parle ici de quantités : nombre de commentaires, et donc d'échanges, nombre de connexions. Pour parler clair, nombre de billets à la semaine. Il est évident qu'un blog qui génère du mouvement, c'est un blog qui publie. Il faut pour ça des seuils. Et qu'en est-il de ceux d'Absara.com ? De grosses poussées de trafic ces dernières semaines, avec un plateau autour de 1 300 connexions quotidiennes (incluant visites de moteurs, excluant abonnements RSS). Et un léger tassement autour des 1 000. C'est normal.
Il faut que je vous raconte pourquoi. La faute, évidemment, au moindre rafraîchissement des billets.
Allez, l'histoire. Il y a une semaine, ma moitié et moi décidons de passer (enfin) en dégroupage total. Exit les 20 € de frais de ligne (marre). Un recommandé de résiliation part pour France Telecom (FT). Et alors là, cafouillage. Concertation à la va-vite, tutti quanti. Puis, un affreux doute m'étreint : je soupçonne FT de couper les vannes plus vite que Free ne les ouvre chez elle. Appel à l'ami Flemming, qui confirme. Puis à Jérôme. L'expert mobilité de Crème de violette 1.0 dit la même chose : FT va très vite. Et d'expérience, Free manque de gars qui reconnectent derrière. Free galère, Free dilate les délais.
Cauchemar.
Plus de Net, en attendant. Le délai ? Trois ou quatre semaines. Un appel au Maroc, sur la hotline de Free [1], et le frisson devient boule au ventre.
Je cavale dès le lendemain chez Laetitia, qui me dépanne avec sa connexion. Boulot bâclé, je grince des dents. Je perds du temps. L'imprimeur et puis Alain Azémar, le graphiste des cartons pour Crème de violette 7.0 (12 mars prochain), attendent - dans la chaîne graphique - mes validations. Avec un Net à zéro, c'est comme peindre en rose les ongles des éléphants de Plaisance-du-Touch.
Est-ce qu'un voisin peut me dépanner ? Denis dit oui tout de suite. Il compatit. Mais la clé-réseau de son wifi d'à-travers-le-mur plante aussi.
Arf.
Je suis chez moi, j'allume le PC et là - surprise. C'est ce matin. Je savais que l'opérateur Neuf proposait des spots wifi pour ses clients. Je n'en suis pas. Je farfouille alors dans les réseaux disponibles : trois lettres se dessinent en or. Je bénis FON. La communauté wifi, opérateur pour les nomades, à la carte, brille de mille feux. Un spot pulse à côté de chez moi. Hop, carte bleue, tout de suite. Les 15 minutes gratuites sont trop courtes, j'opte pour 24, non 120 h d'affilée. 5 jours pour 10 €.
Fig. 1 - Le blog de Fon, réseau de desserte wifi solidaire,
international et principalement urbain
Ouh. Le calme. Les mèls ? 27 en attente. Allez, j'my colle. Soulagé. Je peux même, si Vista veut bien faire l'amour avec le pilote Sony de mon camescope, vous montrer le film d'Absara café 7.0, tenu (si !) sur le Canal du Midi.
2. L'entreprenariat, maintenant. Deux de mes étudiants montent un très prometteur réseau social sur le Net. Je veux les aider. M'est avis même qu'Absara, réseau physique, peut leur donner une masse critique. 200 boîtes, ou moins s'il y a des volontaires précis, c'est intéressant pour eux. Les deux garçons sont ravis. Et moi, en tant que naturel preneur de risques, je me sens à ma place.
3. Scoop. Une participante à Crème de violette 2.0 (si !) se dévoile dans La Nouvelle Star dès jeudi 21 février sur M6 !
4. La Process Com (PCM) de Taibi Kahler (ami des Clinton). Oui. Un court manuel [2] de Jérôme Lefeuvre traverse avec brio la question des profils psychologiques et des peurs (ou des défis) qui vont avec [3]. L'exercice, en caractérologie, est un classique (familles de caractères et péchés, travers, vices correspondants). Façon PCM, la question s'articule autour d'un pivot existentiel, d'une problématique qui, par adaptations forcées [4], oblige à changer de phase. Il s'agit des épreuves (malentendus, stress, strokes mal ciblés), qui génèrent soit le repli soit le dépassement (évolution).
Je vous donne ça ici. Moi, ça me passionne :
| l'Empathique et la colère [ndlr - expression authentique d'un sentiment de dévalorisation],
| le Travaillomane et le chagrin lié à la perte [contrôle et rétention stériles],
| le Rebelle et la responsabilité [sens de l'engagement],
| le Persévérant et la peur [crainte d'un monde illisible, imprévu, aveugle, dévastateur et gratuit],
| le Rêveur et l'autonomie [prise de décisions],
| le Promoteur et le lien [solidarité, synergie, interdépendance façon Gandhi].
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[1] De l'urticaire. Voilà ce que me donnent ces donneurs d'ordres frileux qui obligent les Maghrébins à s'appeler Paul ou Maria, c'est une négation des cultures et de l'identité des salariés. C'est de l'anti-management. Et l'éthique, on la donne à manger aux singes ?
[2] Pour débuter, Comment leur dire de Gérard Collignon est une bible simple et utile. Jérôme Lefeuvre, de son côté, est un consultant attachant, très généreux dans ce qu'il livre.
[3] Pour être précis, c'est le 24e point des éléments (c) 2006 de Taibi Kahler.
[4] Revoir la notion d'équilibre (branlant) dans les zones de confort, souvent temporaires, souvent annonciatrices d'un basculement dans un autre état.
[ Défis, évolution, ouverture au devenir, enjeux spirituels, même combat ? ]
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Canard WiFi : les nouvelles des réseaux sans fil.
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