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 Vrac de presqu'été - 18e partieFri 5 Jun 2009
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La poooorte !


Mille choses... Vous vous en doutez. Bon, par étapes. (Ok.) Je vous dis plusieurs trucs, qui vont venir comme une grappe [1] : on y va ?

1. Crème de violette, pour commencer. Que dire ? Au ralenti. Dans l'institution avec qui nous travaillons parfois, je sens une pause, comme un ronron. À l'envie d'innover, que nous aimions, nous voyons se substituer des choses... classiques. (Du calme.) À nous de convaincre ? ou de faire autre chose à la place (c'est-à-dire ailleurs) ? À voir. La bonne nouvelle, c'est qu'Absara fait des choses exportables. Transportables. Si c'est en lien avec le territoire, évidemment, c'est mieux. Pour autant, apporter des pratiques innovantes, de la vivacité, du format ouvert et producteur de valeur, ça peut se faire ailleurs.

(La vie est un torrent.)

2. Toulrezo.biz, ensuite. Absara prend une coloration internationale. Le groupe est en lien avec les réseaux économiques de plusieurs grandes villes. Tendance à venir : après l'intra pur et dur (qu'il fallait historiquement charpenter), les synergies inter-territoriales. Toulouse, évidemment, c'est bien. Mais Toulouse en circuit fermé... c'est fermé. La vocation de notre groupe, c'est d'ouvrir. Alors ça a du sens de cultiver les amitiés transfrontalières (mon père appellerait ça l'heterogenesis - c'est la synergie). L'économie, l'homme et l'action, c'est - en 2009 - mondial. Les connexions ? Quelque chose de dynamique et de normal.

Dans le même ordre d'idées, nous vous proposons de rejoindre la communauté Facebook d'Absara. Il existe aussi le groupe Toulrezo. Et, pour les amateurs de microbloguage en temps réel, il y a désormais le Twibe (Twitter, versant mini-réseau) pour Absara et Toulrezo : c'est ici.

Oui.

3. Ce blog, aussi. (Ouais.) Que jespère plus simple et plus intuitif. Les icônes remplacent les menus d'antan (certains me disent aimer). De plus, les liens montrent avec plus de force la relation entre Absara (communauté d'innovation en pratiques d'affaires), Crème de violette (un produit), et Toulrezo (à la fois produit et réseau).

Voilà.

4. Parlons de jeux maintenant. C'est quoi ? Les jeux viennent toujours parler d'intérêts. Et de territoires, fussent-ils virtuels (de jouissance - revoir besoins). Le grand Edward de Bono (voir théma) le dit clairement : à première vue, les intérêts des uns divergent de ceux des autres. Ils ont une nature polémique [2]. Les vues divergent. Mais, la bonne nouvelle, c'est que les vues, ça peut se changer. Ça peut s'associer (elles se ressemblent souvent). Edgar Morin le martelle depuis longtemps : en Occident, les pensées trient et divisent. La pensée dialectique, héritée des Grecs, fâche plus qu'elle assemble. Là où j'ai besoin de forces avec moi, je démobilise. Je vexe. Travailler devient dur. La communauté (force groupale), je l'effrite. Cf. syndrome Apollo.

Sortie : la pensée dialogique, qui combine, ressent, étudie au calme et mobilise les forces, les vues, les gens. Je m'appuie sur les autres. Et je convoque à peu près tout ce qui existe.

Là, je comprends.

Là, j'agis.

Les jeux sont un fait humain. Le plus gros, peut-être. C'est la friction de vues. À découvert, de manière tacite ou encore larvée, ou encore dans le secret de l'inconscient ou des quartiers généraux d'équipes. Les jeux ? Une discipline aussi. Qui étudie, eh bien, les jeux. Mots-clés : coopération, défection, intrigue, stratégie, Robert Axelrod, scénarios, gagnant-gagnant, donnant-donnant, Tragédie des communs, tactique, dynamique de groupe.

Oui.

5. Tout ça pour quoi ? Pour vous parler de la porte. C'est celle d'un établissement scolaire. Je vois ça, ce matin, et ça m'interroge. Vous savez ? Le sas est sécurisé et les gens se tiennent mutuellement la porte (question de politesse, cf. rituel). Si on pose les choses à plat, tout le monde (mettons 25 personnes) passent 30 secondes à tenir la porte à la personne d'après. Regardons les fruits : je perds 30 secondes, c'est-à-dire 0,5 minute multipliée par 22 jours ouvrés, multipliés par 11 mois de l'année. Je dépense à l'année 121 minutes à tenir la porte à quelqu'un de différent de moi. Soit 2 h et 1 minute. Que dire ? C'est grosso modo ce que dépensent annuellement 25 personnes. Le package ? Une cinquantaine d'heures en tout. De sorte que le collectif passe à l'année 50 heures à s'inter-servir, prenant pour cela 30 secondes par jour et par personne. Le gain ? Quand on me tient la porte, je gagne, voyons voir... les 10 secondes du digicode, les 5 secondes de l'ouverture de la porte (qui est lourde), les 3 de celle d'après, avec la manoeuvre de tout mon matos (3 secondes de plus). Bilan : je gagne 21 secondes.

Plusieurs seuils (c'est le cas de le dire) :

| Combien de fois est-ce que je tiens la porte ? combien de fois me la tient-on, à l'année ?

| Quel impact cette porte tenue a-t-elle sur mon moral et donc sur l'entame de ma productivité journalière ? voire sur ma collaboration éventuelle - et plus poussée - avec la communauté de ces teneurs de porte ?

| Combien de fois à l'année, par exemple sous la pluie, le fait qu'on me tienne la porte me délivre-t-il un gain supérieur aux 30 secondes (porte tenue plus longtemps, mise à l'abri rapide, etc.) ?

On le voit : si les rituels et la coopération émergent d'une situation groupale, c'est que - sur le long terme - ce que je perds, eh bien c'est comme avec les assurances : je le récupère amplement. C'est comme avec les mutuelles.

M'est avis que c'est positif. (M'est avis en outre que la question de la productivité d'une équipe se considère toujours à l'aune des jeux, de la communication, du management.)

Allez, je termine. Et puisqu'on évoque ces histoires de coopération, d'entraide - voire quand c'est plus spontané d'empathie -, c'est le moment de reparler de Zoodo. L'ONG familiale anime à présent deux centres de formation : alphabétisation de personnes handicapées à Ouagadougou, artisanat d'art et tourisme équitable à Bobo-Dioulasso. Et il y a, en plus d'un nombre croissant de familles (19 salariés, désormais), un gamin boiteux et un gamin aveugle. Je veux dire qu'ils peuvent espérer (nous allons tout faire pour), en clair ils vont pouvoir s'appuyer sur Zoodo. Oui. Mon père et ma belle-mère, de retour de Ouagadougou, sont passés nous voir mercredi et jeudi. Fatigue. Et troubles physiques (là-bas, il faisait 48°). Mais sérénité. C'est une bénédiction de recueillir, chaque année, les primeurs de leur voyage, là, en direct.


Agrandir le plan


Mes pensées vont à eux.

Une excellente fin de semaine à tous :)

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[1] Notion durandienne. Et une belle, que j'aime (très moderne). Revoir d'ailleurs l'important apport de la psychologie des profondeurs d'expression francophone (Charles Baudoin, Gilbert Durand, Georges Romey) aux sciences cognitives (cf. entre autres cerveau ou encore pensée latérale voire cartographie mentale).

[2] La polémique (importation de ferments de guerre, de division - cf. diabolos), est tellement culturelle que l'immense René Girard voit dans le conflit l'unique et bien triste moyen de bâtir des civilisations. Structurer, c'est se jalouser, c'est s'opposer... et c'est bien bête. Voilà un vieux réflexe. La cité devient le refuge contre la violence, mais elle provient de la violence. Et l'entretient parfois. (Souvent.) Cf. facteur Caïn.

[ Coopération, histoire de la carte grise | ah, rien à voir : salutations, Shirley ]


 Les GoldoMon 22 Sep 2008
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C'est le café. C'est son odeur. Je me sens fatigué, c'est en buvant une troisième tasse de café ultra-dense que tout me revient. Je porte la tasse à ma bouche et là tout se déploie (il y a dix minutes). Tout ? Plutôt du petit format. De grandes sensations mais de l'intimité : du très personnel. C'est en ça que je dis petit. Et petit concerne mon âge aussi : je m'y revois (ou m'y sens, connecté par l'odeur du café). Une odeur... de doigts. Des gros doigts chauds, rassurants. C'est voisin de l'odeur du café, c'est une odeur, tendre, de cigarettes brunes : des Goldo.

Je dois avoir six ou neuf ans et mon père a cette odeur : des doigts de fumeur. (J'adore cette odeur, elle me rassure et m'émeut.) Odeur virile et protectrice. Quelle puissance, ces odeurs.

Mon père est un type à part. J'ai la trentaine aujourd'hui, je l'admire : il consacre sa retraite à Zóodo [*], sa promesse - devenue champs d'actions, devenue arbre chargé de fruits - d'aider son pote d'il y a longtemps (agriculteur du Burkina Faso, devenu père de beaucoup de mômes). Et mon père y parvient. Comme un bonhomme tranquille, qui fait les choses qui ont du sens. Son association comporte maintenant 160 membres et sauve régulièrement des vies. Le magazine Marianne l'a, lui et son épouse, montré sur le terrain (cf. théma). Le reporter a vu juste : le sérieux, la régularité, le pragmatisme de cette minuscule ONG qui déplace des montagnes. Simplement : comme si c'était normal.

L'odeur.

Comprenez que je me sente dans les années 1980. Cette odeur de Gauloises est une odeur d'homme à homme, de père à fils. (Complicité.) Il y a la voix de mon père aussi. Et sa tristesse de l'époque, et nos difficultés familiales. Mais j'aime (et j'ai toujours aimé) mon père. Et maintenant - en plus - avec les yeux du père que je suis devenu. La fonction ? C'est l'amour qui la permet. Mon père ? En plus du père, ou différemment je sais pas, j'aime l'homme qu'il est (avec ses doutes, son quotidien, son humanité normale, ses instants d'absence, sa foi).




Fig. 1 - Travail graphique de Jacno



Six ? huit ? neuf ans ? Je sais plus. Je me revois dans ma chambre, près de la sienne. Couché. La séparation d'avec ma mère a eu des effets sur nous deux. (J'aime ma mère aussi.) Papa (je crois que c'est lui) m'a offert un petit bouquin sur Le Bon Samaritain : brûlez-moi tous les bouquins du monde, mais gardez-moi celui-là. Ce truc m'a davantage remué les tripes, le cerveau, le cœur et le sang que n'importe quel ouvrage théorique, même (et surtout) des années après. Je m'endors avec ce livre et ma porte reste entrebâillée.

Dans la nuit, je sens la présence aimante de mon père, comme s'il me comprenait, comme quelqu'un qui vous borde ou vous regarde tendrement, par la porte (Étais-je triste ? Me voilà en paix. Étais-je serein ? Me voilà conforté.) Une chaleur rassurante - que je connais - me parle. Une chaleur sérieuse : de celles qui vous réchauffent l'âme.

Ça marque le cœur qui, maintenant, écrit ces mots.

Une virilité protectrice, informée. Elle me connaît (ça se sent). Discrète et appuyée, forte et tranquille : comme quand on aime.

Vous connaissez ça ?

Je parle de son passage à mon père le lendemain (Tu m'as dit quelque chose hier, dans la nuit ?). Non, me dit-il. Question à nouveau. Même réponse. Re-question. Pareil. Mon père est sérieux : il me répond honnêtement.

Puis l'épisode m'est sorti de la tête. Et j'ai grandi.

Il m'a fallu dix ou quinze ans pour faire un lien entre cette fameuse nuit et ce que je connais à présent de Dieu (personnellement, pas par le religare socio-traditionnel, superstitieux et lénifiant).

Le Bon Samaritain (le vrai) avait, cette nuit-là, la gentillesse d'un Père.

Je veux remercier le mien de ressembler si souvent, et depuis longtemps, à Celui qui me donne envie d'aimer mon prochain. De me dépasser. D'élever mes mômes. D'améliorer des trucs. De faire battre mon cœur. De vous écrire aujourd'hui.

Merci à vous deux, les papas ;)

Vous comprenez.

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[*] Vidéos ici. Zóodo, le blog.

[ 1 Samuel 3 | le Bon Samaritain | Mémorial de Blaise Pascal (Les Pensées) | au fait, ça fait longtemps que mon père ne fume plus ]


 Quatorze programmes simplesWed 26 Mar 2008
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« Priorité aux priorités ! »
Steve Covey

« Ouais ! »
Anonyme
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BFM. C'est la radio que j'écoute : elle m'aide à me réveiller le matin. Et j'aime son côté vivant, qui dit où on en est. Il y a ce côté « tableau de bord » (général ou sectoriel) que j'aime. Et puis il y a les pubs, sur BFM. Ça, je déteste : elles sont, formellement, d'un autre temps, mal faites et mal ciblées. Il y a ce raz-de-marée des placements financiers, qui me pompe l'air. Mais il faut reconnaître que l'aspect « je donne-je reçois » a cette immédiateté qui parle au cortex. Ouais : je mets ça dans tel produit, je reçois ça en retour (date d'échéance).

Ok.

Ça me permet, chers amis, d'introduire un sujet : je veux vous parler d'un chiffre. 14, c'est lui, c'est accessoirement le nombre de placements personnels que Zoodo permet à présent de faire.

Regardez.

Ce sont des placements concrets, qui vont aux humains et à leur environnement. J'aime ça. C'est précis, c'est engageant.

Crème de violette 7.0 a financé le champ 1/14 : payer du riz et des compléments nutritionnels. Pensez ce que vous voulez de ça.

Nous, nous sommes fiers : bravo à tous. La vie, comme ça, je l'aime.

God bless you all.


 Descansando - 15e partieSat 15 Mar 2008
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Quatre. Voilà qui forme les pieds d'une table, voilà qui fait une bonne assise. Le bureau d'Absara a le plaisir d'accueillir Anne, qui est le désormais quatrième Dalton de l'Association for business solutions and resource analysis. Vous avez pu la voir à l'œuvre, cette demoiselle encore étudiante et passionnée de réseaux. C'était mercredi dernier, pour la 7e édition de Crème de violette. À l'accueil. Son enthousiasme a fait tilt, ses capacités d'organisation font sens. Bravo. Et bienvenue, Anne !

Les nouveaux statuts, en ligne sur le portail.

En second point, une fois n'est pas coutume, un coup de canines. C'est hier, nous terminons notre éprouvante semaine à la terrasse d'un café. Tranquillement : pff, descansando (bien mérité). Le soleil nous fait du bien. Quand débarque une sorte de roi, avec une cohorte de groupies, de courtisans enfiévrés, de journalistes et de camarades radieux, beaux et un peu bêtes. C'est qui, au juste ? Un candidat à la quatrième mairie de France. Ok. Loupé pour le calme. (La tuile.) Et c'est l'essaim. Un journaliste branché interroge notre amical, paisible - et politiquement bigarré - petit groupe. Ok. Puis vient un courtisan sur-branché, et bête et beau. Mouais. Et le type dépasse les bornes : 1. du bon goût, 2. de la tolérance, 3. d'à peu près tout ce qui existe. Le ton moralisateur, la barbe semi taillée, la veste de velours ras, il nous fait le coup du boulet, de l'incruste à bon marché : Savez-vous qu'un des représentants du FN appelle à voter Untel ? J'assassine le bonhomme en lui rappelant une ou deux notions d'Histoire : Savez-vous, cher monsieur, que les Croisés invoquaient le Christ, les nazis Richard Wagner et Friedrich Nietzsche ? Personne n'est responsable de ses prétendus amis, à plus forte raison quand ils s'invitent dans votre univers sans permission. Le type, mélange d'assurance de vendeur de pneus rechapés et de début de commencement d'amorce de doute, répond : Ah ouais, pour Nietzsche, j'ai lu ça l'aut' jour dans un truc.

(Je rêve.)

Allez, je termine sur une touche de joie, avant de vous rendre à votre week-end, que je vous souhaite serein. Zoodo, l'ONG à qui Absara reverse 2 € sur chaque entrée (45 payantes), bref Zoodo, citée en février dans le magazine Marianne, enregistre une augmentation des dons.

Leur blog.

Preuve que l'action, pour faire une volute philo, précède le discours. Voilà qui met du baume au cœur. Et cette fois-ci, je présume, à tout le monde.

Portez-vous bien !  Read More


 Le feuSat 23 Feb 2008
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« Ce que vous faites au plus petit d'entre vous, c'est à Moi que vous le faites »
(La Bible, et mon père au micro, le jour de l'enterrement de son père Marcel)
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Ce que je connais, c'est ce qu'aborde ce blog. Et le « ce », je le convertis volontiers en « ceux » parce que ça a du sens : quand on côtoie on peut dire. Quand on côtoie, on peut comprendre. Et transmettre. J'aime relayer des façons de vivre et des talents : il y a des gens utiles et fulgurants.

Ainsi m'avez-vous vu parler de mon grand-père Marcel (1922-2007).

Un bassin familial ? Sûr : par définition, je le connais par ma chair. Et ce (et ceux) que je connais, j'en fais don : je partage et communique un feu. C'est dans mon caractère.

Dans mon panthéon personnel, il y a aussi mon père Jean-Marc (né en 1948). Je viens d'un milieu modeste, mais cultivé (très), et ouvert à tout. Ce père m'a appris à lire. L'école ? Peu importe : ce qui comptait, c'était de faire de moi un humain, un individu dans son temps. Pouvaient ensuite venir les méthodes et chemins officiels et leur (fréquent) cortège de dogmes.

Mon père est à la retraite depuis peu. Et son temps libre, au lieu de le passer en petit comité, il l'offre à tous. À tous ? Seulement aux pauvres. Et l'expérience montre que les plus démunis d'entre eux sont, en 2008, en Afrique. Moins de 2 dollars par jour, pour vivre c'est une épreuve. Ils sont, dans ce cas... légion.

La bonne nouvelle, c'est que tout peut avancer. C'est faisable. Et c'est une aventure. C'est l'aventure de la vie, tellement engageante.

Dans les années 1980, mon père a fait la connaissance (je m'en souviens très bien) d'un ressortissant de ce pays qu'on appelle maintenant le Burkina Faso. 25 ans plus tard, la présence de mon père pour cet homme, et ses amis, et sa ville, et maintenant bien plus, est totale. Zoodo, l'ONG qu'il a fait sortir de terre avec sa femme Anne-Marie, instruit, construit, nourrit.

Tout ça pour quoi ? Tout ça pour vous dire que le travail de mon père et de son épouse est salué dans le Marianne de cette semaine.

J'ai un mot pour ça : bravo. Et merci d'être.

Et merci de m'avoir permis d'être.

[ Zoodo, l'histoire et le blog | Un journaliste : - Et si tout brûlait dans votre maison, qu'emporteriez-vous ? Jean Cocteau : - J'emporterais le feu. ]