Le remue-méninges vote à droite... du cerveau - 1e partie [ Remue-méninges et synergie - 2e partie >> ]
Brainstorming : le mot magique. Tout bon consultant, tout bon manager le ressort pour faire joli. C'est aussi clinquant qu'une gourmette. Quelles sont ses faiblesses ? Et, surtout, quand le prescrire ?
Un tuyau qui fuit, un ouvrier endormi dans la canalisation, une truelle oubliée, un rat mutant, une soucoupe volante coincée... Voilà le tout-venant saugrenu qui risque de fuser sitôt lancé : Remue-méninges, m'sieurs-dames. D'où vient, selon vous, la fuite de gaz ? La bonne nouvelle, c'est que tout le monde adore jeter des idées, dans un élan jubilatoire enfantin : c'est bien. Freud aurait certainement adoré. Dites n'importe quoi et l'animateur (ou pseudo) griffonnera des associations d'idées tout droit sorties de chez Bosch (le fabricant de perceuses ou le peintre, c'est selon). La mauvaise nouvelle, c'est que cela ne sert à rien. Du moins pas à ce stade de la résolution de problèmes. Votre cerveau droit est à "sortir" pour plus tard.
Reprenons. Un problème, pour commencer, cela se caractérise. En clair, quel est vraiment le problème, quel est vraiment l'écart entre un constat pâlot et une réalité rêvée ? (C'est le delta des mathématiciens.) Réponse... à déterminer en groupe. Servez-vous intelligemment du groupe ! Pour cela, rien de tel que le bulletin (papillon), sur lequel chacun écrit sa vision du problème. Une ambiance délétère, c'est autre chose que Un manque cruel de congès, par exemple. Et, s'il vous plait, gardez le silence. Rédiger tout seul, pour faire de l'analyse (cerveau gauche, quand tu nous tiens !), c'est mieux qu'associer machinalement des idées, en espérant que monte une sauce hypothétique. Vous êtes l'animateur ? Groupez les réponses par familles (une très bonne classification Ishikawa vaut ici de l'or). Puis procédez à un vote : Merci de classer de un à trois les meilleures formulations du problème. Là, vote pondéré : en cinq minutes et quatre opérations arithmétiques basiques, vous avez circonscrit votre problème, seule base véritable de travail.
Identifier un problème, c'est le point de départ.
Ensuite, comment faire venir les idées ? Quelles solutions au problème ? Sortez donc votre remue-méninges, c'est le moment ! C'est là que nous avons besoin de créatifs, de purs "cerveaux droits". Les idées les plus folles sont les bienvenues : OGM, antituberculiniques, expressionnisme allemand, théologie de la libération... A l'animateur de noter, au groupe - ensuite - de trancher.
Comment trancher ? Retour au cerveau gauche : re-papillons, re-vote-pondéré. Vous avez votre faisceau de solutions, validées de tous.
La séquence cérébrale est donc : hémisphère gauche (caractériser le problème), hémisphère droit (tout-venant), re-gauche (sélection minutieuse de la solution ou du groupe de mesures).
De là, mettez en place un bon 3QO2CP (de nouveau cerveau gauche !) Vous aurez ainsi le planning de vos mesures.
Alors, le cerveau, adepte de l'alternance ?
[ Le cerveau, potentiel méconnu ]
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