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Le coaching a ceci de bien qu'il touche plusieurs domaines. La confiance en soi, pour commencer. Mais aussi la perception du temps. Comment appréhender le temps qui fuit, qui angoisse, qui met devant le fait accompli ? Le temps (ou plutôt sa gestion) est à la fois un motif d'échec et un facteur de réussite important. A vous de le dompter. Comment faire ?
Partons pour le XVIIe siècle. Grâce à René Descartes (1596-1650), la philosophie entre de plain pied dans la modernité : le doute et la rationnalité sont rois. Effet induit ? Le morcellement des problèmes : quelque chose de massif semble hors de portée, Descartes conseille de le découper en un maximum de minuscules unités logiques, faciles à traiter séparément. Dans l'isolement des multiples causes à l'origine d'un problème [*], l'Amdec brille de mille feux : l'organisation, amorcée en son temps par Leonard De Vinci (1452-1519) puis - plus proche de nous -, prolongée par Henri Laurence Gantt (1861-1919), culmine avec le management du temps. Alors que faire pour maîtriser le sablier ? Descartes recommande d'atomiser votre Je n'arrive pas à gérer cette période de fin d'année en : 1. difficultés à terminer mon rapport de finance, 2. nécessité de trouver un nouvel appartement pour la rentrée, 3. trouver un nouveau stage, 4. obligation de donner satisfaction à mon patron actuel. Ainsi, des quatre causes qui viennent se tresser en une corde épaisse et impressionnante, aurez-vous désormais des petits brins gérables, bien distincts. Faites de ces brins des processus à part entière, des champs d'action cantonnés dans le temps. Puis, donnez-leur une date de départ (ex. : jour de constatation du problème) et une date de fin, comme une échéance. Vous aurez la longueur du brin : 20 jours avant la fin ou 35 jours ou encore 40.
Ce qui, en termes de planning, se traduit de la manière suivante :
Problème de fin d'année - tous mes indicateurs sont dans le rouge, à environ 4 sur une échelle de 0 à 5 (0 : tout va bien, c'est ce qui semblait vrai il y a encore six mois ; 5 : c'est l'enfer !)
1. Terminer mon rapport de finance | commencement le 30 juin | date-butoir le 30 juillet | durée théorique, 30 jours | durée réelle : hypothèse pessimiste, 19 jours - hyp. médiane, 24 jours - hyp. optimiste, 30 jours |
2. Trouver un nouvel appartement | commencement le 30 juin | date-butoir le 25 juillet | durée théorique, 25 jours | durée réelle : hypothèse pessimiste, 17 jours - hyp. médiane, 20 jours - hyp. optimiste, 25 jours |
3. Trouver un nouveau stage | commencement le 30 juin | date-butoir le 30 septembre | durée théorique, 90 jours | durée réelle : hypothèse pessimiste, 60 jours - hyp. médiane, 75 jours - hyp. optimiste, 90 jours |
4. Satisfaire mon patron actuel | commencement le 30 juin | date-butoir le 25 août | durée théorique, 55 jours | durée réelle : hypothèse pessimiste, 40 jours - hyp. médiane, 48 jours - hyp. optimiste, 55 jours |
Effet rapide : la dynamique de cercles vertueux se met en route. Tout petit succès vous encourage, vous permet de toucher du doigt chaque micro-réusite (et ses effets mobilisants) et vous donne envie d'aller plus avant. Bref, de terminer. Ce qui vous pétrifiait au tout départ (un effet de synergie, de contamination, de bloc solidaire, insoluble) est maintenant mis à profit : l'effet d'entraînement est total.
Pour conclure : jouez avec les hypothèses. Si vous êtes d'un naturel nonchalant, partez avec une calibration pessimiste, très serrée. Si vous êtes rigoureux, donnez-vous du mou. Le réalisme fera le reste.
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[*] Problème : décalage entre une situation réelle (ex., dans une entreprise : un chiffre d'affaires de 130 K€ pour juin) et l'objectif a priori visé (appelons cela une situation rêvée : 150 K€). Le problème réside dans le différentiel de 20 k€ : à vous de le résoudre sur cette base chiffrée.
[ Image (c) Commentcamarche.net | diagramme de Gantt sous Excel | la même chose en libre | Gantt et le management de projet (voir p. 9) ]
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